NOMENCLATURE
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1.- MÉTHODE


1.1.- Méthode et méthodes, critères et indices

1.2.- Ressources supplémentaires

1.2.1.- La littérature

1.2.1.1.- Inventaire publié des modèles / catalogue raisonné

1.2.1.2.- La littérautre "ancienne"

1.2.1.3.- La littérature "moderne"

1.2.2.- Les expertises et les "experts"

1.2.2.1.- Les experts

1.2.2.2.- Les collectionneurs

1.2.3.- Les fonds muséaux

2.- CRITÈRES

2.1.- Critères techniques

2.1.1.- Transparence / opacité

2.1.2.- Poids de la pièce

2.1.3.- Grain / texture

2.1.3.1.- Surface trop lisse

2.1.3.2.- Surface trop irrégulière / imperfections de surface

2.1.3.3.- Surface trop texturée


2.1.4.- Brillance

2.1.5.- Couleurs

2.1.5.1.- Couleurs dégoulinantes / bâvantes

2.1.5.2.- Couleurs non couvrantes

2.1.5.3.- Tonalité des couleurs

2.1.5.3.1.- Couleurs atypiques
2.1.5.3.2.- Couleurs criardes
2.1.5.3.3.- Couleurs sombres


2.1.5.4.- Mauvais placement des couleurs / débord

2.1.5.5.- Couleurs simplistes / monochromie

2.1.5.6.- Anomalies internes ténues dans les couleurs

2.1.6.- Zones de clivage incorrectes

2.1.7.- Résidus de moule réfractaire sur la pièce

2.1.8.- Forme liée à une autre technique que celle de la pâte de verre

2.1.9.- Datation absolue ou relative

2.1.9.1.- Pièce figurant dans un catalogue du vivant de l'artiste ou sur des photographies anciennes, et constituant un modèle de référence
2.1.9.2.- Pièce typique d'un période de l'artiste et constituant un modèle de référence
2.1.9.3.- Datation par rayonnement nucléaire, rayonnement X et rayonnement UV

2.2.- Critères esthétiques / artistiques

2.2.1.- Signature

2.2.1.1.- Pas de signature
2.2.1.2.- Signature peu lisible
2.2.1.3.- Signature trop parfaite
2.2.1.4.- Signature ressortant en positif alors qu'elle devrait être en négatif

2.2.2.- Erreurs dans les petits détails

2.2.3.- Défauts de surface

2.2.4.- Formes aberrantes / non usuelles

2.2.4.1.- Pièce authentique transformée / réparée
2.2.4.2.- Forme inventée

2.2.5.- Ensemble disharmonieux/inesthétisme global

2.2.6.- Finesse du détail / précision du travail

2.2.7.- Dimensions anormales

2.3.- Critères conjoncturels

2.3.1.- Mise en vente de pièces très ressemblantes ou identiques dans une période rapprochée

2.3.2.- Pièces d'un modèle identique mises en vente en même temps ou dans une période rapprochée sous différentes couleurs

2.3.3.- Prix aberrant

2.3.3.1.- Estimation trop basse pour correspondre au prix d'une pièce authentique
2.3.3.2.- Fourchette d'estimation trop large pouvant montrer que les "experts" ne souhaitent pas s'avancer sur la valeur réelle approximative de la pièce et laissant croire qu'ils ont des doutes sur son authenticité

2.3.4.- Vendeur déjà connu pour avoir déjà proposé à la vente des faux par le passé sans pour autant avoir été blacklisté

2.3.5.- Vendeur blacklisté sur notre site

2.3.6. Faussaire, vendeur de faux ou complice(s) ayant été condamné(s) en justice, du point de vue civil ou pénal

2.3.7.- Modèle inconnu, jamais référencé, jamais vu en vente ou apparaissant pour la première fois

2.3.8.- Modèle connu pour avoir été fabriqué par un faussaire, repenti ou non, et revendique la paternité de ce faux

2.3.9.- Pièce vendue pour ancienne alors qu'il s'agit d'un objet de confection récente

2.3.10.- Photographies de présentation de la pièce floues manifestement pour cacher des détaisl embarrassants

2.3.11.- Texte de l'annonce de la mise en vente ambigu

2.3.12.- Pièce ou modèle expressément présenté comme étant une invention, une copie ou un faux


2.3.12.1.- Indication donnée dès l'origine

2.3.12.2.- Indication donnée suite à des démarches de notre part auprès des personnes concernées


2.4.- JIZZ / GISS


NOMENCLATURE
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Les critères de détection des faux

1.- Méthode

1.1.- Méthode et méthodes, critères et indices

Il n'existe pas une méthode unique de reconnaissance des faux mais des méthodes.
Dans la très grande majorité des cas, ce n'est que par la combinaison de critères et de méthodes différents que l'on peut être persuadé qu'il s'agit d'un faux.
En fait de critères, il s'agit plutôt d'indices concordants; un seul d'entre eux ne peut en effet que rarement conduire à un diagnostic péremptoire.
Seront ainsi listés, ci-après, une liste d'indices que nous appellerons néanmoins "critères". Ils seront numérotés suivant une nomenclature afin de pouvoir être utilisés sous leur numéro de nomenclature dans la description de chaque faux.
Le numéro de nomenclature sera ainsi utilisé dans l'onglet "Discussion" de chaque faux commenté.
Le lecteur se rapportera dès lors à la nomenclature ci-dessous.
Nous avons préféré ce mode de présentation car il permet d'alléger le texte de commentaire de chaque faux.
Ces "critères" sont classés en quatre catégories :
2.1.- Techniques
2.2.- Esthétiques/artistiques
2.3.- Conjoncturels
2.4.- "GISS" ou "JIZZ"

Chaque fois que cela sera possible, nous comparerons un vrai et un faux (au moins).
Il faut préciser que l'examen des pièces est évidemment rendu plus difficile lorsque il est effectué uniquement sur photographies (il n'est pas possible de se déplacer auprès de tous les vendeurs) : un examen en main constitue toujours un "plus", notamment pour apprécier le "grain" de la pièce, son poids, la précision des détails, les formes, la transparence, les couleurs réelles (parfois déformées par l'appareil photo, les imprimantes et informatique), etc.
Cependant, les "experts" qui travaillent pour des maisons de vente aux enchères travaillent aussi de la sorte, notamment lors de séances d'expertise gratuites ou, pour faire un premier tri, avant d'accepter l'objet en vente.
Les critères présentés en partie 2 concernent aussi bien les ventes par des galeries, des sites d'annonces ou des maisons de vente aux enchères.

1.2.- Ressources supplémentaires

Les méthodes ci-dessus doivent être complétées et même aidées par le recours aux ressources suivantes.

1.2.1.- La littérature

La littérature lato sensu est-elle un élément fiable pour identifier des faux ? Cela dépend de la date à laquelle les livres et articles ont été publiés et de l'objectif des auteurs des ouvrages.
On peut dire que, à ce jour, il n'existe aucun ouvrage concernant la reconnaissance des fausses pâtes de verre, que ce soit celles de WALTER, d'ARGY-ROUSSEAU 'même s'il existe un catalogue raisonné réalisé par J.BLOCH-DERMANT), de CROS, de DÉCORCHEMEONT, de DAMMOUSE, de BRATEAU, de RINGEL D'ILLZACHou encore de DESPRET. Pour les céramiques (de la période I ou III) et le cristal (période IV), c'est plus facile car nous n'avons jamais vu à ce jour de fausses pièces, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en aura jamais.
En revanche, il existe un ouvrage général sur la question, celui de Tiny ESVELD. Mais il est applicable au verre de la période Art Nouveau Art Déco dans leur ensemble, qu'il s'agisse de pâte de verre ou de tout autre technique (T.ESVELD, Glass Made transparent - A Pratical GUide to French Art Glass, T.Esveld éd. : voir notre page "événements").

1.2.1.1.- Inventaire publié des modèles / catalogue raisonné

La tache serait aisée pour repérer les faux s'il existait un catalogue raisonné. Hélas, ce catalogue raisonné n'existe pas encore (un de nos membres est en cours d'élaboration de cet inventaire, qui donnera lieu à publication dans un ouvrage).
De son vivant, Amalric WALTER n'a jamais réalisé un tel catalogue contrairement à d'autres artistes (Gabriel ARGY-ROUSSEAU, par exemple). Et on ne lui connaît aucun registre "interne" de ses œuvres (registre d'atelier) ni aucun catalogue commercial de vente.
Le seul ouvrage de nature monographique concernant Amalric WALTER (F.LE TACON & J.HURSTEL , Amalric Walter, Maître de la pâte de verre, éd. Serpenoises, 2013 : voir notre page "événements") n'est ni un catalogue raisonné ni véritablement une monographie mais un livre d'art, loin d'être exhaustif.

1.2.1.2.- La littérature "ancienne"

Cette littérature est fort utile, surtout lorsque elle est antérieure aux années 1980 où commencent à apparaître des faux. On pense notamment aux catalogues de ventes aux enchères, que l'on peut acheter ici ou là (sur eBay, notamment). Mais, souvent, les vendeurs de ces catalogues refusent de prendre le temps de les compulser pour indiquer s'il existe des photographies de pièces de WALTER (certains le font néanmoins très gentiment, et c'est d'ailleurs leur intérêt s'ils veulent vendre).
Il reste donc à aller consulter ces catalogues dans les fonds documentaires des musées ou des maisons de vente aux enchères.
Les catalogues des années 1970 sont précieux car, à cette époque, il n'existait pas encore de faux, sauf peut-être ceux de Alain René CHEVAL (G.CAPPA, Le génie verrier de l'Europe, éd.Maradaga, 1998, sépc.p.193), qui aurait été condamné pour contrefaçon ou escroquerie pour avoir fabriqué de faux WALTER (mais cela reste à vérifier).

1.2.1.3.- La littérature "moderne"

Il s'agit, selon nos critères, d'ouvrages publiés à partir des années 1980. Ces ouvrages sont loin d'être complets et, comme nous le mentionnions plus haut, le seul ouvrage sur Amalric WALTER de F.LE TACON et J.HURSTEL n'est pas un catalogue raisonné; de plus, il comporte apparemment lui-même quelques faux (voir notre page "Événements-Events").
Ces ouvrages montrent quelques modèles de WALTER, mais pas toujours en couleur (on pense notamment aux ouvrages de Noël DAUM). Or, la couleur est importante pour se rendre compte du type de travail réalisé.
De même, les catalogues de ventes aux enchères à partir de la fin des années 1980 posent problème : les maisons de vente commencent à ce moment à vendre de plus en plus de faux. Le mouvement s'est accéléré ces dernières années - à partir de la fin des années 2000, notamment - où, après le premier coup de folie des années 1980 (acquisitions en masse d'œuvres françaises par les japonais et les américains), d'opportunistes faussaires ont tiré avantage du nouveau regain d'intérêt pour l'Art Nouveau et la pâte de verre pour produire de plus en plus de faux.
Il n'est pas rare de voir des maisons de vente aux enchères réputées vendre des faux sans pousser l'investigation plus loin (ce qui vaut à certaines d'entre elles d'être blacklistées sur notre site en ayant maintenu des faux patentés à la vente sans préciser expressément, soit sur leur catalogue en ligne, soit sur leur catalogue-papier, soit au moment de la vente qu'il s'agissait de pièces "dans le style de..." : voir notre page "Blacklist").
Les catalogues de ventes aux enchères constituent de la littérature au sens où nous l'entendons ici mais, comme les maisons de vente aux enchères présentent de plus en plus de faux aux enchères (sans préciser qu'il s'agit de faux, en infraction avec les règles déontologiques de la profession et avec les textes en vigueur - à tout le moins en France -), ces catalogues doivent être appréciés pour ce qu'ils sont : d'intéressantes sources documentaires, certes, mais qui ne peuvent qu'inciter à la prudence.
Un exemple très révélateur nous montre à quel point il faut être prudent, même s'agissant de grandes maisons de vente : lors de la vente "Art Nouveau" du 16 février 2013 organisée par Sotheby's, plusieurs pièces d'hector GUIMARD ont été présentées comme étant des pièces authentiques des pièces bien postérieures à l'œuvre de l'artiste réalisée de son vivant (ety pour certaines, des copies) : voir à ce sujet les excellentes pages écrites par F.DESCOUTURELLE, O.PONS, D.MAGDELAINE & O.BOST, pour Le Cercle Guimard. On connaît Frédéric DESCOURURELLE pour ses ouvrages sur le métro parisien d'Hector GUIMARD et aussi sur Eugène VALLIN, extrêmement sérieux et documentés.

1.2.2.- Les expertises et les "experts"

1.2.2.1.- Les experts

Qu'est-ce qu'un expert ? Ce sont des personnes ayant une connaissance pointues d'une matière et qui donnent des conseils, des avis, des opinions, soit de façon indépendante (les experts judiciaires, sur décision de justice ou toute personne "sachante" n'ayant pas de lien organique avec la personne physique ou morale qui souhaite être conseillée), soit de façon non indépendantes (personnel salarié travaillant pour une maison de vente aux enchères, par exemple).
Tous les "experts" ne sont pas forcément inscrits sur une liste d'experts tenues par la Cour de cassation, au niveau national, et par les cours d'appel, au niveau régional (Loi n°71-498 du 29 juin 1971, art.2; Décret n°2004-1463 du 23 décembre 2004, art.1er à 21; art.R.312-43 du Code de l'organisation judiciaire).
Ceux qui sont inscrits sur de telles listes sont ceux qui sont principalement désignés par la Justice pour apporter leur concours à des opérations d'expertise mais les tribunaux ne sont jamais tenus de choisir des experts sur les listes nationales ou régionales : il s'agit toutefois d'une garantie supplémentaire puisque de tels experts, pour être inscrits, doivent remplir les conditions de fond et de procédure prévues au décret n°2004-1463 susvisé.
Il n'en demeure pas moins que certains amateurs éclairés, passionnés, ont souvent une aussi bonne connaissance sinon même meilleure que des experts listés, sans figurer eux-mêmes sur quelque liste officielle que ce soit : c’est souvent le cas des collectionneurs qui ont des pièces en permanence dans les mains et qui, « monomaniacs » de leur passion, sont souvent bien plus avisés que les experts. Notre réseau en regroupe un certain nombre précisément.

L'anecdote ci-après est topique; nous en avons fait l'expérience récemment à l'occasion d'une discussion avec le président de l'Alliance Européenne des Experts (AEE), M. Robert GORRETEAU. Au sujet d'un faux certain, d'ailleurs retiré de son site internet par la galerie suisse Le Plangolin sur notre insistance - mais d'autres faux y subsistent) :
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M.GORRETEAU nous a écrit que "tout cela [nous] dépassait un peu" (sic) et qu'il "ne pouvait pas dire si [cet] objet était authentique ou faux" (sic). C'est assez problématique car, même sans avoir en main l'objet, aucun des canons du modèle original ne sont réunis : texture et transparence de la base orange, coulures trop importantes du brun foncé au niveau des points de clivage entre les salamandres et leur support, brun des animaux non couvrant, couleurs non connues dans la littérature,...).
Voici le vrai dont le seul modèle connu pour être authentique est celui-ci (avec quelques petites variantes comme le montrent les deux modèles ci-dessous) :
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A) Exemplaire propriété du Broadfield House Glass Museum à Dudley (UK), passé au rayonnement X et à la détection des isotopes radioactifs de l'uranium par le Dr.Max STEWART.
Même, modèle vendu chez Christie's le 27/10/1998 :
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B) Exemplaire possédé par l'un de nos membres : aspect général et gros-plan :
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Noter les points bleu clair sur la peau de la salamandre, difficiles à imiter (il n'y a pas de points sur le modèle du Broadfield House Glass Museum, ci-dessus).

Un expert (qui s’en donne le nom) n’est pas toujours « expert ». D’ailleurs, on ne peut pas être expert en tout. La pâte de verre est un domaine spécial, tellement technique, que, avec minimum de connaissances (et on la trouvera sur notre site), le pourcentage de doute peut tendre vers zéro.

Il faut donc être tout aussi prudent lorsque l'on s'adresse à des experts que lorsque l'on s'adresse à des amateurs éclairés, tous, en fonction de leur niveau de connaissance, pouvant eux-même faire des erreurs.

Et, que l’on se baptise « expert » ou que l’on soit un collectionneur avisé, certaines règles sont invariables : on analyse, on combine les critères, on doute, on relativise.

Nos analyses déplaisent précisément aux experts parce qu’elles sont pertinentes et qu’elles font désordre dans le paysage de l’ « expertise » officielle. Et surtout : LES PERSONNES QUI SE DONNENT DE LA QUALIFICATION D’ « EXPERT » N’ONT PAS LE MONOPOLE DE L’EXPERTISE.

1.2.2.2.- Les collectionneurs


Les collectionneurs, non inscrits sur une liste d'experts, sont bien souvent très compétents : ils vivent leur passion intensément et sont en permanence tendus vers elle, à rechercher des pièces, les examiner, les comparer.

À l'exposition de Murano (février-mai 2013), l'essentiel des pièces présentées (environ 450, soit la plus grande exposition sur l'œuvre d'Amalric WALTER, en nombre de pièces, à ce jour) provenait de collectionneurs privés. On ne peut pas dire qu'ils soient vraiment nombreux à collectionner les pièces d'Amalric WALTER ce qui est explicable par le fait qu'elles demeurent chères et que de plus en plus de faux circulant, cela décourage les achats.

L'œil affuté des collectionneurs leur permet presque toujours de détecter les faux. Il arrive bien entendu que les collectionneurs soient eux-mêmes abusés, comme les experts.

Mais il arrive que les collectionneurs achètent aussi des faux en connaissance de cause : cela leur sert de référence comparative (nous en faisons la démonstration sur cette page en critère 2.2.7).

Les collectionneurs peuvent faire office d'expert, de façon aussi indépendante que les experts inscrits. Ils sont d'ailleurs régulièrement sollicités par les maisons de vente aux enchères, comme certains d'entre-nous au sein de notre réseau le sont.

1.2.3.- Les fonds muséaux

Les fonds muséaux sont d'une importance capitale. En effet, les pièces présentées ou en réserve ont fait systématiquement l'objet d'analyses pointues. Leur "généalogie" est connue (recherches historiques) et les musées conservent précisément des documents historiques permettant de retrouver des traces des modèles en question.
Les catalogues d'expositions organisées par les musées sont à ce titre des documents de valeur car les pièces qui sont présentées, sont, comme pour les acquisitions, toujours analysées avec soin; et cela encore plus si les pièces sont prêtées par des collectionneurs privés qui, malheureusement, peuvent aussi posséder des faux.
À ce jour, nous ne connaissons pas de musée présentant de fausses pièces de WALTER; mais il est vrai que les musées qui en possèdent sont fort rares, l'essentiel des modèles étant encore possédés, à ce jour, par des collectionneurs privés. On fera une exception avec le Broadfield House Glass Museum qui possède sans doute la plus grande collection publique à ce jour, avec environ 170 magnifiques pièces qui ont été exposées du 19/8/2006 au 14/4/2007 lors de la première exposition tenue sur le travail du verre d'Amalric WALTER et ensuite au National Glass Centre de Sunderland).
Toutes les pièces à couleurs chaudes du Broadfield Museum ont été analysées scientifiquement par le Dr.Max STEWART (rayonnement X + rayonnement de l'uranium contenu dans ces pigments) et s'avèrent être des pièces toutes antérieures à 1940 (sauf à ce que des bâtons de verre anciens aient été utilisés de façon "moderne" pour fabriquer des faux; mais ces bâtons sont rarissimes : quelques uns ont été présentés à l'exposition de Murano en 2013 : voir notre page "événements").

2.- Critères

2.1.- Critères techniques

2.1.1.- Transparence/opacité

Avec la texture (critère 2.1.3.) et la couleurs (critère 2.1.5.), le détail (critère 2.2.6.), il s'agit d'un critère assez fiable. Bien entendu, nous laissons de côté les verreries de la période IV où la transparence était précisément recherchée

On rappellera que l'un des motifs probables du départ d'Amalric WALTER de chez Daum, en 1914, est que Daum recherchait la transparence alors que WALTER cherchait au contraire l'opacité, qui ne permet pas d'atteindre le réalisme qu'il recherchait. Daum voulant des pièces artistiques tandis que WALTER les voulait non seulement artistiques, réalistes et techniquement irréprochables.

Il y a bien entendu plusieurs degrés de transparence; et plus la pièce est transparente (au moins sur la plus grande partie de sa masse), plus c'est suspect.

Beaucoup de faux sont transparents :

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eBay, 20/6/2014, "2012monia76", vendeur lourdement blacklisté

Voici le vrai :

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Skinner, vente du 15/12/2012 © Skinner Inc.
La pièce est très opaque. De plus, on remarquera que les couleurs sont délicates, bien disposées et bien contrastées, les zones de clivage sont parfaites.

Faux :

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eBay, 21/6/2014, "2012monia76", vendeur lourdement blacklisté
Le modèle ci-dessus est d'ailleurs une invention, aucun modèle de ce type n'ayant jamais été répertorié avant les années 2010 (critère 2.3.7).

Le vrai est celui-ci, avec le scarabée orienté vers le centre :

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eBay, 2/8/2010, "henk2015"
La carapace de l'insecte n'est pas transparente du tout et le creux du vide-poche peut transparent, avec des suffusions d'orange dans le beige parfaitement maîtrisées.

Autre vrai :

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Koller, vente du 14/11/2011

L'exemple suivant est caractéristique (vide-poche "feuilles de chêne") :

Faux :

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Quittenbaum, vente du 6/5/2014
Le vide-poche (signé Daum, à la Croix de Lorraine) est assez transparent. De plus, les détails sont peu marqués, les zones de clivage incertaines et la couleur violette tout à fait inhabituelle, WALTER n'utilisant jamais cette couleur de façon aussi marquée dans la période II, (chez Daum, 1904-1914).
Quittenbaum a refusé de préciser que cet objet ne pouvait être que fabriqué "dans le style d'Amalric WALTER", le maintenant en vente comme une pièce authentique (mais d'autres faux sont régulièrement mis en vente par cette maison).

Vrai :

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Christie's, vente du 30/8/2011
L'objet est au contraire opaque. De plus, les couleurs sont bien mieux réparties (et de façon précise); les détails et les zones de clivage sont bien mieux marqués.

Voici d'autres exemples caractéristiques, le faussaire ne s'embarrassant pas dans la complexité :

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Leslie Hindman Auctioneers, vente du 20/9/2007

Voici le vrai :

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Quittenbaum, vente du du 21/10/2010

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eBay, 6/7/2014, "sale4less"

Voici la pièce authentique :

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Rago, vente du 29/9/2007

Sur les faux, la transparence peut même être partielle :

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eBay, 8/5/2010, "tatilette"
Ce modèle est d'ailleurs une invention, de fort mauvais goût au demeurant (critère 2.3.7).

Voir également la transparence suspecte seulement sur la nageoire dorsale du poisson présenté en critère 2.2.2.:

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Aukionshaus Schwab, vente du 19/7/2014

Même sur les pièces de la période III (1914-1939, "art déco" années 1930), où Amalric WALTER faisait dans l'économie (de temps et de pigments), il n'a jamais fabriqué de pièces ayant un trop forte transparence; voici quelques exemples de poissons authentiques de cette période :

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Vanderkindere, vente du 18/6/2014
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Sotheby's, vente du 17/11/2004
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Christie's NY, vente du 22/7/2014

Il peut néanmoins arriver que, sur certaines pièces authentiques, quelques effets de transparence aient été recherchés : c'est le cas particulièrement sur les personnages portant des voiles, dont la transparence contribue à la beauté de la pièce. Cette transparence relève souvent d'une véritable alchimie pour conférer à la pièce son équilibre :

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Murano, Musée du verre, exposition février-mai 2013
2.1.2.- Poids de la pièce

S'agissant des objets en cristal (période IV), la proportion de plomb peut varier.
En revanche, les pâtes de verre d'Amalric WALTER, qu'il s'agisse de la période II ou de la période III, marquent une constance puisque elles contiennent entre 40 et 42% de plomb. Elles sont donc lourdes. De plus, elles "marquent" assez facilement en raison de la souplesse du plomb.

Le calcul du rapport volume/poids est donc très instructif.

Cependant, ce calcul est complexe en raison des formes jamais géométriques des modèles (à quelques très rares exceptions près).

Une analyse chimique permet de régler le problème, mais cela suppose de prélever un tout petit échantillon sur l'exemplaire, en général sous la base.

Néanmoins, certaines pièces (notamment certaines qui sont assez transparentes : voir critère 2.1.1) peuvent être soupesées à la main; en comparaison avec la pièce authentique, dans l'autre main, la conclusion est bien souvent facile et, avec une balance, elle est sans appel.

Ce critère est utilisé dans les cas les plus litigieux.
2.1.3.- Grain / texture

Avec les couleurs harmonieuses, finement et parfaitement disposées au pinceau dans le moule(critère 2.2.5.) et avec les zones de clivage (critère 2.1.6), la texture est un des éléments les plus difficile à restituer pour le faussaire, WALTER ayant toujours recherché le réalisme. Il est dès lors fréquent que le faussaire ne s'embarrasse pas de précision dans sont travail, le but étant de vendre le plus rapidement la pièce sortie du moule : soit le texture est trop lisse, soit elle est trop prononcée. Le génie ne s'improvise pas...

Ce critère est utilisé dans les cas les plus litigieux.

2.1.3.1.- Surface trop lisse

Les détails disparaissent en raison de l'utilisation d'un surmoulage à partir d'une vraie pièce (à l'élastomère notamment), ce qui fait perdre des détails. Cette perte de détail est exacerbée lorsque le moule (le négatif) est fabriqué à partir de ce positif en élastomère ou autre.

Faux
:

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Helsingsborg Auktionshaus, vente du 27/11/2011

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Dorotheum, vente du 13/5/2013
Le surmoulage, pour fabriquer le moule réfractaire, atténue les détails. Combiné ici avec le critère des couleurs (critère 2.2.5.) et celui de la finesse du détail (critère 2.2.6.), la conclusion est très facile à donner. On notera en effet que les couleurs font "masse", manquent de séparation, contrairement à l'exemplaire authentique ci-dessous :

Vrai :

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Arnaud YVOS - Var Enchères, vente du 6/7/2013
La texture de la peau est très fine; le rendu est très réaliste et ressemble bien aux vraies écailles d'un caméléon. De plus, les couleurs le vert foncé et le vert clair sont bien séparés et forment un effet très harmonieux et délicat.

2.1.3.2.- Surface trop irrégulière / imperfections de surface

Ces imperfections, aspérités, irrégularités, qui enlèvent du "lisse" sur les surface devant demeurer lisses est un défaut courant des faux : le surmoulage de l'original (souvent à l'élastomère) n'est pas toujours parfait. Le moule ainsi fabriqué à partir de ce négatif restitue par conséquent ces "erreurs". C'est très visible sur ces pièces :

Faux :

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Auktionshaus Walldorf, vente du 24/7/2010
La texture est grossière et rugueuse, il y a de nombreuses aspérités, les bulles d'une mauvaise cuisson peuvent accentuer ces aspérités. Ces défauts sont dus à un moule réfractaire de qualité médiocre, notamment les matériaux du moule eux-mêmes. On ajoutera le critère 2.2.7 (forme inventée : voir ce même exemplaire comparé avec le vrai)

Vrai :

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Leclère (Marseille), vente du 8/6/2013
La texture est très fine, lisse, non granuleuse. Il n'y a aucune aspérité, les bulles de cuisson sont extrêmement petites, pas décelables à l'œil nu.

La qualité médiocre du moulage et/ou du moule réfractaire aboutit en effet souvent à des imperfections. Elles sont dues, comme dans l'exemple ci-dessous, à des défauts de correction à l'intérieur du moule réfractaire, avant le placement du verre :
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eBay, 19/4/2010, "marzia-luna"
La base montre une couleur vert foncé mal disposée sur les feuilles, recouvrant toute la partie inférieure.
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Le couvercle de cette boîte, authentique, accompagne normalement cette boîte (signée "Daum Nancy") :
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Millon, vente du 26/11/2012

Mais la base, fausse, et fabriquée pour la circonstance (sans doute cassée), est trahie par des défauts rédhibitoires, consécutivement à un manque de rectification des défauts dans le moule :

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Cette base n'est pas laide du tout et l'effet de la fleur (une pensée) est plutôt bien rendu, ce qui montre que les faussaires ne sont pas tous de mauvais techniciens. Mais un tel "veinage" de surface sont impardonnables.

On peut aussi être confronté à des pièces comme celle-ci sur laquelle on trouve beaucoup d'aspérités. Une mode relativement récente consiste à faire croire que ces sculptures sont des états intermédiaires ou des épreuves d'essai, ce qui peut allécher les collectionneurs :

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© Sotheby's South Kensington, vente du 11/6/2011
Après envoi d'observations, Sotheby's a retiré de son catalogue ce faux certain. Nous les en remercions.

2.1.3.3.- Surface trop texturée

Les détails peuvent être exagérés, pour faire croire à de la précision. En fait, cela n'en est pas : le faussaire n'a souvent jamais pris la peine de bien observer un original, en ne l'ayant jamais eu en main ou, en raison de la complexité à faire ressortir le grain naturel (notamment de la peau d'un animal : les reptiles en particulier : caméléons, lézards,...), ne maîtrisait pas assez la technique pour obtenir le rendu unique donné par WALTER à ses pièces.

Faux :

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eBay, "2012monia76", vendeur lourdement blacklisté
amalric walter
eBay, 6/7/2014, "sale4less", en plus brillant

Vrai :

amalric walter
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Rago, vente du 9/3/2008
Sur cette magnifique pièce authentique (probablement l'une des plus aboutie de WALTER), la texture de la peau est très délicate, raffinée, conjuguée à un panachage de couleurs parfaitement disposées et en harmonie, pour donner un côté encore plus réaliste à la pièce.

En fait, l'équilibre, chez Amalric WALTER, réside dans le fait qu'il a presque toujours cherché à être le plus proche de la réalité, à l'exception de pièces "purement artistiques" ou abstraites (qui existent, mais qui sont rares dans son œuvre), notamment en collaboration avec d'autres artistes (Lavalley, Houillon,...). On n'a jamais vu des lézards avec une peau aussi creusée, ni des peaux humaines aussi granuleuses, que dans les faux décrits plus haut.
2.1.4.- Brillance

La brillance peut être suspecte : voir les exemples en critère 2.1.3.1 plus haut. Elle caractérise soit des surfaces peu texturées sur le sujet lui-même, dont les détails ont disparu lors du processus de copie d'après l'original; soit au contraire des sujets très (trop) texturés.
La brillance peut due à la température de cuisson et éventuellement au polissage auquel se livre le faussaire pour atténuer des imperfections.
Elle peut être aussi causée par des procédés chimiques, notamment par l'utilisation d'acide fluorydrique.
Il faut aussi faire attention à la façon dont les photographies ont été prises : certains exemplaires mats peuvent, sous une très forte lumière (un flash par exemple) apparaître plus brillants que de nature.

Certaines pièces, trop brillantes, apparaissent clairement comme des faux, en étant couplé à d'autres critères (ici, une texture de la peau trop prononcée et grossière, un manque de diversité dans les couleurs alors que l'original est très travaillé de ce point de vue, etc.) :

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eBay, 6/7/2014, "sale4less"

Voici l'original :

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Rago, vente du 9/3/2008

Cependant, dans certains cas (très rares), Amalric WALTER a poussé le perfection dans l'exécution jusqu'à donner un aspect brillant à sa pièce. Il s'agit apparemment de pièce de très haut de gamme, dont l'effet est réservé à des pièces magistralement exécutées :

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Tajan, vente du 27/4/2010
Les détails de cette pièce sont exceptionnels, tout autant que la répartition des couleurs, les zones de clivage (notamment la séparation des queues par rapport à la base), la texture de la peau des animaux
L'effet est rendu possible soit par un polissage méticuleux, soit par une recuisson l'objet ayant été au préalable revêtu d'un très fine couche de poudre de verre transparente (opération extrêmement délicate qui peu endommager la pièce tout entière ou en altérer le caractère esthétique (bavures de recuisson : voir critère 2.1.5.1 et pièces en critère 2.2.4.1.

Il existe de très rares exemples de pièces d'un même modèle exécuté en mat ET en brillant :

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Jean-Jacques BISMAN (Rouen), vente du 15/12/2013
Modèle mat
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De Dianous & Dard (Marseille), vente du 15/12/2013
Modèle brillant

Il est piquant de noter que ces deux modèles, d'une particulière beauté, et qui figurent par les modèles les plus remarquables d'Amalric WALTER, ont été vendus le même jour chez deux maisons de ventes distante de plus d'un millier de kilomètres l'une de l'autre...
2.1.5.- Couleurs

Le critère de la couleur est multiple. Il est très important, notamment lorsque il est couplé notamment avec d'autres critères comme la texture (critère 2.1.3.) et les zones de clivage (critère 2.1.5).

Amalric WALTER était très attentif non seulement au choix des couleurs, à leur harmonie, mais également, d'un point de vue technique, à leur bonne disposition dans la pièce. Cet exercice nécessitait un doigté d'expert lorsque il fallait disposer les pigments avec un pinceau très fin dans la partie la plus difficile d'accès dans le moule réfractaire (le fond). Et plus la pièce doit être cuite dans un moule profond, plus l'accès au fond est difficile (exception faite des pièces monochromes bien entendu, typiques de sa période "art déco", dans les années 1930, où l'économie à tous point de vue était une nécessité).
D'ailleurs, c'était souvent WALTER lui-même qui s'occupait de placer les premiers pigments de fond de moule et de périphérie, parties immédiatement visibles au démoulage et celle donnant leur aspect esthétique aux pièces; voir sur cette phase, hautement technique :

- le catalogue de l'exposition au Broadfield House Glass Museum, 2006, p.11 (sous la direction technique et artistique de Keith CUMMINGS) :

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© Broadfield House Glass Museum, 2006

- l'opuscule du Dr. MAx STEWART et du Pr.Keith CUMMINGS, "The Amalric Walter Research project", University of Wolverhampton, octobre 2006, p.36, fig.71 :
amalric walter
© Broadfield House Glass Museum, 2006

On imagine dès lors que les faussaires aient quelque difficulté à reproduire cette technique avec autant de maîtrise : cela nécessite beaucoup de temps, de l'habileté, de la poudre teintée de haute qualité, des pigments de haute qualité également, et tout cela toujours dans une palette très "waltérienne".

À ce sujet, WALTER utilisait en effet moins de 40 couleurs, qu'il formait soit à partir de pigments utilisés seuls, soit en mélanges), le nombre de pigments de base étant de 13 environs (Oxyde de cuivre, oxyde de cobalt, oxyde de chrome, oxyde de manganèse, oxyde de fer, chromate de potassium, oxyde de selenium, chlorure d'or, Sulphide de cadmium, oxyde d'étain et oxyde de Zinc).

Mais, par ailleurs, d'autres facteurs agissent sur la couleur : c'est celui de la cuisson.

Une cuisson mal maîtrisée (température, temps de cuisson, temps de refroidissement) produit des résultats inattendus et dès lors souvent très mauvais; ce la dénature la pièce et l'affuble de vilains défauts, très souvent visibles à l'œil nu.

Le choix des couleurs constituait l'un des aspects esthétique revenant à WALTER lui-même : il fallait les choisir en fonction du résultat final (harmonie, équilibre, réalisme), ce qui nécessitait une parfaite connaissance technique (en chimie : fabrication des pigments à partir de la douzaine de "bases" disponibles : cf sous 2.1.5., supra) mais aussi une connaissance naturaliste et esthétique permettant de rendre aux motifs animaux ou végétaux toute leur grâce et leur naturel.

2.1.5.1.- Couleurs dégoulinantes / bavantes

C'est un des effets résultant d'un mauvais temps de cuisson (généralement trop rapide et à trop haute température, ou trop long) : dans ce cas, les gaz formés par la fusion du verre, qui cherchent toujours à s'échapper vers le haut (qui est généralement le bas de la pièce car la conception de la pièce est faite "tête en bas") font remonter les pigments et produisent des trainées colorées. Ces trainées peuvent ainsi déborder sur les autres couleurs.

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Bukowskis, vente du 27/11/2011
Quittenbaum, vente du 24/4/2012
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Attention !

1) La recuisson de pièces authentiques (procédé risqué car cela nécessite une parfaite maîtrise pour ne pas fêler la pièce recuite, particulièrement au refroidissement) produit les mêmes effets.

Pièces authentiques recuites :
De même, certaines pièces authentiques peuvent être recuites (ce qui est dangereux car les risques de bris sont élevés), notamment pour procéder à des réparations (ce n'est plus nécessaire aujourd'hui grâce à l'utilisation de résines). Cela produit des coulures dans les pigments qui, sous l'effet des gaz cherchant à s'évader ver le haut, sont emportés en même temps vers le haut :
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Bukowskis Stockholm, vente du 27/4/2007
Il s'agit ici probablement d'un vrai mais qui a été abîmé par une re-cuisson : noter les coulures de chaque côté des ailes vers les bords de l'assiette.
Ce qui fait penser qu'il s'agit bien d'un vrai sont les détails des ailes qui n'on t pas été affectés par la recuisson (on ne peut pas en dire autant de l'abdomen et du bord des ailes) :

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Autre modèle authentique mais recuit :
621
© Metropolitain Museum
On voit nettement les coulures de recuisson sur la partie inférieure des ailes, à gauche sur la photo

Voici un faux dans le même modèle :

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eBay, 17/9/2013, "johnlackland", vendeur blacklisté
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Sur les ailes, il n'y a aucun reste de couleur détaillée

2) Une cuisson trop rapide et/ou trop longue peut également attirer les pigments vers le haut avec les gaz : il s'agit de pièces authentiques mais ratées. Dans la quasi-totalité des cas, WALTER les détruisait. Mais il peut arriver que certaines d'entre elles aient quand même échappé à la casse.

3) Une poudre de verre qui fond à une température plus basse que les autres avoisinantes (et donc qui s'épanche plus tôt lors de la cuisson) peut probablement aussi former des traînées. C'est notable sur la boîte présentée en critère 2.1.6.

4) L'effet de coulure peut avoir été clairement recherché par WALTER. Cela nécessite évidemment une très grande maîtrise du procédé de la pâte de verre :

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Freeman's, vente du 19/5/2007
Noter les coulures oranges sur le bord de l'objet.

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Humler & Nolan, vente du 3/11/2007
noter les coulures brunes sur le talon du vase

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Prado-Falques Enchères, vente 3/7/2013

De plus, certaines pièces moins bien réussies que d'autres, bien que authentiques, peuvent présenter des coulures très visibles :

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Herry, vente du 30/3/2014
Noter la coulure très faible contrairement au modèle ci-dessous, dont le couvrant du brun sur les carapaces des Cerambyx est moins intense :

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Prado-Falques Enchères, vente 3/7/2013

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Christie's NY, vente du 22/7/2014

Les coulures ne caractérisent donc pas systématiquement de faux : il faut donc combiner ce critère avec les autres critères, notamment avec celui des couleurs sombres/mêlées (critère 2.1.5.4.), de l'aspect esthétique disgracieux (critère 2.2.5.) etc.

2.1.5.2.- Couleurs non couvrantes

C'est un des défauts majeurs des faux lié à l'insuffisance de poudre de verre teintée, à une température de cuisson inadéquate, à une qualité de verre insuffisante, etc. La technique étant difficile à maîtriser, les faussaires s'embarrassent rarement de compliquer leurs pièces, qui peuvent paraître assez monochromes.

En outre, des pigments en quantité insuffisante (par économie) ou de mauvaise qualité (ce qui produit une mauvaise poudre de verre pigmentée) ou encore mal disposés entre eux (souvent de façon grossière) produisent aussi des effets typiques des faux : surfaces pas bien couvertes créant une transparence rejetée par WALTER, ou au contraire faisant "masse" de façon grossière les couleurs d'origine débordant les unes sur les autres et se mélangeant pour former une couleur à part entière, souvent dans les tons sombres.

Les exemples ci-dessous sont caractéristiques de faux :
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Dapsens (Reims), vente du 25 mars 2012
Ce vide-poche est abondamment en vente. Ce n'est pas une recuisson qui a fait perdre son panache à ce vide-poche (sinon nous aurions des coulures) : c'est l'insuffisance de pigments.


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Christie's South Kensington, vente du 25/9/2012
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Le noir de la peau du poisson (qui devrait en plus avoir des points rouges) se fond avec le bleu et ne couvre presque aucune surface.

Autre faux :

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Quittenbaum, vente du 6 mai 2014
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Les stries noires verticales ont peut être été recherchées par le faussaire mais c'est une erreur tactique : la couleur noire/brune devrait couvrir les poissons. La transparence excessive du bleu (atypique pour ce modèle) des poissons (critère 2.1.1.) et les restes de moule réfractaire (critère 2.1.7.) sont les marques du faussaire :
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Voici le vrai :

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Christie's South Kensington, vente du 25/4/2005
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Plus de contraste car le noir couvre bien le corps (avec les points rouges). Il n'y a aucun reste de moule.

Autre exemple de faux :

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eBay, 16/4/2014, "2012monia76" (vendeur lourdement blacklisté)

Voici le vrai :

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eBay, 12/10/2009, "marzia-luna"

Faux :

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Schuler Auktionen, vente du 14/09/2013

Deux exemplaires vrais :

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Neumaster Kunstauktionen, vente du 29/05/2008
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Koller, vente du 6/12/2013

Autre exemple de faux dans un modèle bien connu (qui existe en bleu, orange, brun-orangé, violacé-verdâtre mais pas en vert : cf l'exemplaire faux présenté en critère 2.1.6.) :

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Christie's, vente du 15/10/2003
L'abdomen et le céphalothorax de ce lucane ont la même couleur que le vide-poche lui-même (un brun-orangé atypique, au demeurant : cf critère 2.1.5.3.). Ils devraient être respectivement brun-noisette ou brun-chataîgne et noir, avec des zones de clivage bien marquées (critère 2.1.6). Cherchant le réalisme de ce modèle, WALTER n'aurait jamais commis de telle fautes.
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Voici l'exemplaire authentique :

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Coutau-Bégarie (Paris), vente du 29/11/2013
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Bonham's, vente du 16/12/2006

Autre exemple de lucane cerf-volant sur un autre modèle, aux couleurs parfaitement couvrantes et réalistes :

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eBay, 28/7/2009, "pzgalerie"

ATTENTION : certains petits accidents de couverture peuvent survenir sur des pièces extrêmement techniques. En voici un exemple avec la fameuse boîte aux longicornes :

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Sotheby's, vente du 18/12/2003
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Ici, une raie jaune recouvre l'abdomen des insectes sans que l'on puisse expliquer pourquoi. En raison de la complexité de ce modèle (beaucoup de travail et de temps à le fabriquer), Amalric WALTER n'a probablement pas voulu l'éliminer.
Les pièces de ce modèles sont toujours vendues très chères, sauf quelques exception comme ici (1800.00 USD frais inclus)lorsque un accident a été réparé (sur la base, en l'occurrence).

2.1.5.3.- Tonalité des couleurs atypique

Les exemples de faux qui présentent ces caractères abondent sur le marché. Les couleurs choisies ne correspondent pas dut tout à la palette de couleurs de WALTER.
La couleur de la peau (des figures humaines) est souvent très mal choisie : verdâtre, bleuâtre, beaucoup trop rose, marron, jaune vif, blanc...
La peau des animaux ne correspond pas à la réalité, pourtant souvent suivie par WALTER.
La teinte des végétaux est inadéquate.
L'utilisation d'appareils photo numériques peu donner cependant de fausses sensations en exacerbant certaines couleurs ou au contraire en les atténuant.

Voici quelques faux, d'une particulière laideur :

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eBay, 11/7/2010, "antoinecarib"
(ce faux est d'ailleurs une invention : crtière 2.3.7)

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Bonham's, vente du 16/12/2013 (il s'agit en outre d'un modèle inventé : critère 2.3.7)

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eBay, 11/11/2013, "radu_ion_cameo_glass", vendeur lourdement blacklisté

Certains faux peuvent être assez esthétiques. Néanmoins, dans l'exemplaire ci-dessous le rose de la peau est exacerbé et atypique :

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Antique Place, vente du 14/7/2014
De plus, les suffusions de vert sur la base sont mal définies et "brouillonnes" :

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Sur ce faux, deux couleurs de pigment ont suffit (rose et vert) alors que les pièces originales du même modèles nécessitent toujours au moins quatre pigments.

Autre faux du même modèle (et probablement du même faussaire) :
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Auktionshaus Walldorf, vente du 24/7/2010
Peau bien trop blanche. Aspect trop clair, trop pâle de ce modèle. Deux pigments seulement : blanc et vert.

Autre faux :

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Van Ham, vente du 17/05/2014
Outre la transparence de la coupe elle-même, le caméléon ne devrait pas être marron mais de différents verts (éventuellement avec le museau d'une autre couleur, mais dans des tonalités modérées : orangé ou vert clair, notamment). C'est ce que montrent cet exemplaire authentique ci-dessous :

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Jean-Jacques BISMAN (Rouen), vente du 15/12/2013

2.1.5.3.2.- Couleurs criardes

Autre exemple de faux :
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Aalders Auctions, vente du 11/6/2011
On n'a jamais vu un escargot de Bourgogne, comme en l'espèce, avec une coquille aussi sombre et le corps brun sombre aussi "sale".

Voici l'exemplaire authentique, bien plus délicat et réaliste :

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Doyle NY, vente du 8/2/2012

Certains faux n'ont pas besoin de long commentaires pour être détectés (critère 2.4 : critère du "JIZZ") :

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eBay, 16/7/2013, "radu_ion_cameo_glass

Voici le vrai :

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Sotheby's; vente du 18/12/2003

Autre faux du même eBayer :

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eBay, 24/10/2013, "radu_ion_cameo_glass"

Voici le vrai :

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Antiquitäten Metz GmbH, vente du 26/11/2011

Ne perdons pas de vue une chose importante : Amalric WALTER ne faisait pas dans le "mas-tu vu" mais dans le réalisme des couleurs lorsque il était question d'animaux et de plantes, exception faite des versions "monochromes" (ou presque) et stylisées de la période art déco.

2.1.5.3.3.- Couleurs sombres

Un mauvais choix de couleurs, une mauvaise cuisson (et a fortiori les deux combinés) font que les couleurs se mélangent à la cuisson et forment une teinte à part entière, souvent terne et sombre.

Faux :

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eBay, 1/11/2013, 13/12/2013, 25/1/2014, "johnlackland"

Vrai :

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Broadfield House Glass Museum, Catalogue exposition 2006, p.38, n°58a

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Primardeco, vente du 25/4/2009
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Voici l'exemplaire authentique :

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Sotheby's, vente du 9/11/1986, lot n°181
La différence tenant aux détails colorés des ailes est patente.

2.1.5.4.- Mauvais placement des couleurs / débord

Les couleurs peuvent être mal placées ou donner un aspect "brouillon" à la pièce, en raison d'une mauvaise maîtrise de la technique. Le faussaire se contente, par simplification (car il ne sait faire autrement), de mettre une couleur sur une partie seulement de l'objet qui devrait pourtant sur les autres parties ressemblantes être du même ton :
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eBay, 8/12/2008, "antoinewel"
Outre la transparence plus que suspecte, le marron n'est pas à la bonne place (il y en a peu sur ce modèle). Il s'étend sur des parties qui devraient être vertes, et le vert devrait s'étendre sur des parties devant être marron. La carapace de l'escargot devrait être marron clair ou beige foncé, avec des nuances de brun.

Voici l'exemplaire authentique :
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Christie's, vente du 10/9/2013
On notera la délicatesse des pigments verts utilisés et du beige fondé de la carapace.

Autre faux :

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eBay, 1/11/2013, "spmalo".
Le faussaire s'est amusé à disposé des tâches orange et bleu ici et là sans doute "pour faire joli".

Voici l'exemplaire authentique, différent dans ses formes d'ailleurs :

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Musée du verre de Murano, exposition 2013 (il s'agit d'une plaque lumineuse) : le jaune est placé pour simuler un couchant, le vert pour donner une impression de feuillage diffus, le marron, de différentes teintes, est bien placé sur les rameaux et la pomme de pin.

Autres faux :

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Quittenbaum; vente du 9/10/2006
Cet exemplaire, faux, de "femme antique" (type "Tanagra") est "mal rasée" : le vert du vêtement déborde sur la partie inférieure du visage, qui devrait être de couleur chair. Il s'agit d'un faux évident. WALTER n'aurait certainement pas commis cette erreur et aurait détruit cet exemplaire raté.

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Massol, vente du 19/12/2008
Cet exemplaire, faux, montre du brun qui n'est pas à sa place : autour du cou, sur le jaune-verdâtre et dans la zone de transition au milieu du tronc.

Même problème ici :

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Quittenbaum, vente du 20/4/2010 (outre le fait que ce marron, sur ce type de personnage, est anormal : critère 2.1.5.3.).

Autres faux (qui plus est il s'agit d'un modèle inventé : critère 2.3.7.), mais fréquent sur le marché) :

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eBay, 1/3/2010, "lou0110"

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eBay, 10/3/2010, "Antoinewel"

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Boisgirard, vente du 1/7/2011

On se demande comment WALTER aurait pu être aussi grotesque non seulement en plaçant des points blanc sur un fond noir mais aussi en ne représentant pas une feuille de gingko dans toute sa délicatesse et ses nuances. S'il avait créé ce modèle, il l'aurait d'ailleurs complexifié en l'insérant dans un contexte ou sur une base.
Ce modèle, particulièrement facile à fabriquer par les faussaires qui s'imitent les uns les autres, est toujours d'une piètre qualité esthétique.

Autre exemple de mauvais placement de couleur sur ce faux :

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Sotheby's, vente du 18/12/2003
Le jaune sur ce vide-poche "sauterelle" ainsi que les taches de bleu foncé sur le bleu clair sont incongrus.

On ajoute à cet exemplaire, pour aggraver le diagnostic, le critère 2.1.5.5. (couleurs simplistes).

Voici l'exemplaire authentique :

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eBay, 25/8/2010, "heiercls"
Modèles identiques :
Jack-Philippe Rualland (Vannes), vente du 2/6/2012
Christie's vente du 10/9/2013

On peut aussi faire figurer dans cette catégorie le vide-poche "feuilles de chêne" présenté en critère 2.1.1. et vendu chez Quittenbaum le 6/5/2014 : outre la transparence malvenue, surtout pour cette période (période II), le pigment violet est atypique et ne se retrouve pas dans la palette utilisée à l'époque par WALTER.

Voir aussi le critère 2.2.5.

2.1.5.5.- Couleurs simplistes / monochromie

La plus grande prudence s'impose s'agissant des sujets en pâte de verre monochromes. Ils sont en effet très faciles à copier puisque leur confection ne nécessite pas une grande maîtrise du placement des pigments au pinceau, ni dans le choix des couleurs.

Cela ne veut cependant pas dire que toutes les pièces monochromes sont des faux, bien entendu : il faut cependant combiner ce critère tenant à la monochromie avec d'autres critères, notamment la brillance, la texture, le poids, les dimensions, les reste de moule réfractaire sur le verre...L'analyse est ainsi largement facilitée.

On trouve dans cette catégorie des "monochromes" de très nombreuses pièces dont il est parfois difficile d'affirmer avec certitude qu'il s'agit de faux. En effet, dans sa période III (et particulièrement dans les années 1920), Amalric WALTER a considérablement réduit sa palette de couleurs et son inventivité : la crise mondiale de 1929 étant passée par là, de nombreux artistes, comme les verreries Schneider, Daum,...ou même, aux USA, la maison Tiffany (tous ceux qui, notamment, mettaient en œuvre des techniques complexes et coûteuses en temps et en matières comme WALTER) ont procédé à des économies à tous points de vue : en temps, en technique, en personnel, en matières premières; en bref, on simplifie pour vendre moins cher car la clientèle devient plus rare. De plus, les goûts changent dans ces années là et s'orientent, comme on le sait dans cette période Art Déco, vers des motifs plus géométriques, plus simples, plus détachées du réalisme naturaliste de la période Art Nouveau.

Amalric WALTER a subi comme les autres les effets de la crise et des changements de goût.

Certaines pièces, parfaitement authentiques mais simples, sont incontestablement de sa production :

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Musée du verre de Murano, exposition 2013

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Bonham's Londres, vente du 15/11/2006
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Sotheby's New York, vente du 13/12/2005
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William J.Jenack, vente du 1/3/2009 © WJJ
Ce modèle "bébé moineau" est typique de ceux qu'il est facile de copier : petite taille, monochromie du corps...Il n'y a que sur les pattes et sur la base que l'on peut réellement faire la différence (outre les autres critères : poids - critère 2.1.2.-, résidus du moule - critère 2.1.7., etc.
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James D.Julia, vente du 12/6/2014 © JDJ (modèles probablement faux, à l'examen des bases, précisément).

La monochromie est également fréquente dans les modèles de figures humaines. On trouve en effet des modèles monochromes (ou presque) de personnages dès sa période II (chez Daum, 1904-1914), WALTER expérimentant probablement en commençant par des modèles simples pour, par la suite, les approfondir et les complexifier.
Il faut user des autres critères pour distinguer les vrais des faux; ici en utilisant le critère des détails plus fins (critère 2.2.6.) :

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Quittenbaum, vente du 28/4/2009 © ArtPrice
Le faux (en jaune) est à gauche et le vrai (en vert), est à droite :

Faux :

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Vrai :

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Les détails de la copie sont moins précis, au niveau des formes notamment : le creux du cou est moins marqué, le pli des coudes aussi, les plis de la robe également. C'est souvent du à une couche d'élastomère trop épaisse pour fabriquer le négatif à partir duquel le moule réfractaire sera lui-même fabriqué.
Le modèle "Bouddha jouflu" ci-dessus (il existe un autre modèle de Bouddha :
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est une pièce des plus aisées à copier. De ce fait, beaucoup plus de faux que de vrais circulent.

Autre faux :

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Echoes, vente du 22/2/2014
Exemplaire faux, signé sous la base "Daum Nancy" avec la Croix de Lorraine :
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Il s'agit bien d'un faux : Amalric WALTER n'aurait jamais laissé passer l'erreur consistant à laisser sur la base des restes du moule réfractaire. Ces restes sont de surcroît de couleur brique, ce qui est à exclure sur les vrais modèles puisque les moules étaient de couleur blanche (pas d'utilisation d'argile rouge mais de pâte siliceuse blanche ou de kaolin : cf critère 2.1.7).

D'autres modèles, plus "propres", et qui sont répertoriés (notamment dans les catalogues de vente des années 1970 et 1980, quand les faux ne circulaient pas encore en abondance) sont plus difficiles à analyser, surtout lorsque l'on n'a pas la pièce en mains. Il s'agit souvent de vrais (mais des faux ne sont pas à exclure de temps en temps) : il s'agit notamment des modèles de femmes traités à la façon "antique"; voici des exemplaires apparemment authentiques :

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Mike Weedon Antiques
Pièce signée "Daum Nancy", authentique

En revanche, cet exemplaire - du même modèle - est faux :
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Quittenbaum, vente du 29/4/2008
La base est anormalement mince, le bleu est mal réparti sur tout le corps, y compris sur le visage.

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Sotheby's, vente du 14/10/2005 (exemplaire authentique). Ce modèle est facile à imiter car il est très simple. On a des variantes en vert, en bleu, en blanc...
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Christie's, vente du 9/9/2003 © ArtPrice (exemplaire authentique, existant en différentes couleurs également, et facile à imiter)

Autre modèle monochrome de vestale assise :

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Sotheby's, vente du 13/12/2005 (exemplaire authentique). Existe aussi en différentes couleurs.

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Christie's South Kensington, vente du 4/5/2007 et du 7/11/2007
Sur cet exemplaire, en revanche, la transparence sur la totalité de la pièce (et non pas seulement sur la partie extérieure du voile notamment) rend ce modèle très suspect.

Le modèle "enfant nu" ( de différentes couleurs) est apparu relativement récemment sur le marché :

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Tiroche, vente du 5/4/2014
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...mais là encore, des restes du moule réfractaire dans le creux des bulles et, circonstance aggravante de couleur rouge-brique (cf critère 2.1.7). Même si la base est ornée d'une petite couronne de roses correctement faite (pas plus), nous avons de très sérieux doutes.

Même constat avec cet exemplaire sur eBay, avec ses restes de moule réfractaire; NB : il ne s'agit pas de la saleté incrustée de façon superficielle (et facile à retirer avec une brosse à dent) mais bien de la matière réfractaire incrustée plus profondément (critère 2.1.7) :

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eBay, 12/12/2013, 30/3/2014, 30/4/2014 et 1/5/2014, "bobogringos"

Existe aussi en blanc :

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eBay, 20/9/2010, "antiqbrokr"
Le même dans une gamme de ton très proche chez Auktionshaus Schwab le 17/1/2014
Pas de restes du moules mais, ici, la transparence est trop accentuée (critère 2.1.1.).

Nous n'avons pas trouvé de trace de ce modèle dans la littérature ancienne (années 1980 ou avant) : il n'apparaît semble-t-il q'à la fin des années 1990 (Christie's New York, vente du 8/12/1998). Nous continuons à chercher. Ce modèle est donc pour nous, en l'état, assez suspect.

Autre exemple de faux, monochrome, très facile à fabriquer :

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Koller, vente du 19/5/2010

Voici l'exemplaire authentique :

amalric walter
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Antiques Supermarket, vente du 23/10/2012
Le faux n'est pas une épreuve d'essai contrairement à ce que certains vendeurs laissent croire.

2.1.5.6.- Anomalies internes ténues dans les couleurs

Bien souvent, les faux présentent de très nombreuses anomalies de cuisson : en cuisant, les pigments peuvent produire d'étranges effets de dispersion, de striures, etc. Ces anomalies sont dues à une mauvaise maîtrise de la répartition des pigment lors de la préparation et/ou à une mauvaise maîtrise du processus de cuisson (en général trop long).
Toutefois, sous ce critère, et pour éviter de faire double emploi avec d'autres critères ci-dessus (critères 2.1.5.1. à 2.1.5.5. notamment), nous parlons les anomalies ténues mais néanmoins caractéristiques qui se rapportent à de fausses pièces assez proches des vrais dont les pigments, à la cuisson, forment de telles anomalies.
En voisin un bon exemple :
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$_57-9-1
amalric walter
Les vraies pièces présentent une homogénéité dans les tons unis, sans striures, même s'il peut y avoir de très fines variations de tons (ici orange foncé, orange clair, brun clair) :
amalric walter
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eBay, "neros26f6", 19 février 2013
2.1.6.- Zones de clivage incorrectes

Il s'agit d'un autre critère très opérationnel et donnant de très bons résultats sur simple analyse visuelle. Il se rapproche du critère 2.1.5.2 (couleurs non couvrantes) et 2.1.5.4 (couleurs mal placée/débords).

La distinction d'avec ces critères se joue au niveau de la précision de la répartition des pigments sur chaque éléments clairement distinct de la pièce : pattes, abdomen, motif des ailes, écailles, pétales,...

Très tôt (dès la période II, chez Daum), Amalric WALTER a été très attentif à ce point :
Voici une belle pièce authentique, de la période II montrant que dès ce moment Amalric WALTER mettait un point d'honneur à respecter les zones de clivages :

amalric walter
amalric walter
Auxerre Enchères, vente du 16/2/2014
Pièce signée "Daum Nancy" (donc de la période II). Les zones de clivage entre le haricot, sa cosse et le creux du vide-poche est parfaite. Également entre le pédoncule du haricot près du flanc de la souris.
Les couleurs choisies sont d'ailleurs parfaitement dans l'esprit des premières pâtes de verre de WALTER chez Daum.

Autre exemple de pièce authentique (période III) :

amalric walter
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Boisseau & Pomez (Troyes), vente du 23/11/2008
Les zones de clivage sur la fleur (séparation feuille/pétale/cœur) sont nettes. L'effet de coulure de la salamandre, sur la base, n'est peut-être pas voulu et est peut être du à l'utilisation de verre d'une qualité différente fondant à une température légèrement moindre (cf critère 2.1.5.1).

Dans la seconde partie de la période III (années 1930), il peut arriver que les zones de clivage soient moins marquées, en particulier sur les modèles n'utilisant qu'un nombre réduit de couleurs :

amalric walter
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eBay, 17/3/2014, "oulalamiche", exemplaire authentique
Entre le bleu et le vert les zones de clivage peuvent apparaître atténuées.

Certaines pièces, de très haute technicité, présentent des zones de clivage exceptionnellement bien marquées :

amalric walter
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Christie's Londres, vente du 20/5/2010 (prix au marteau : 12 000.00£)
amalric walter
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Sotheby's, vente du 12/6/2013 (prix au marteau : 18 750.00 USD)
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Geoffroy & Béquet (Royan), vente du 11/12/2010 (prix au marteau : 5700.00€)

La perfection des zones de clivage est un impératif autant d'ordre technique qu'esthétique :
- technique car cela nécessite une parfaite maîtrise de la cuisson et du placement des pigments au pinceau : WALTER se chargeait souvent du placement des premiers pigments les plus difficiles à placer (en général au fond du moule), et laissait à ses collaborateurs le soin de placer les autres par dessus).;
- esthétique/artistique car cela nécessite d'avoir en tête l'aspect final de la pièce dont les couleurs ne doivent ni baver ni se mélanger.

Les faussaires ne s'embarrassent que rarement de produire des pièces de qualité : ils se contentent d'en produire qui soient "approximativement les mêmes" que les modèles originaux. Il faut faire le maximum d'argent et au moindre coût.

Voici quelques faux caractéristiques à ce sujet :

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eBay, 10/10/2013, "antickbuy44"
amalric walter
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Historia Auktionshaus, vente du 11/7/2014
Maison de vente très professionnelle qui, à réception de nos observations, a aussitôt modifié son annonce ainsi qu'il se doit :
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On ajoutera, pour confirmation de ce qu'il s'agit bien d'un faux, les critères 2.1.5.3., 2.1.5.4., 2.2.5. et 2.2.6., notamment.

Voici l'exemplaire authentique :

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Autre faux :

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Vichy Enchères, vente du 10/5/2014 (maison de vente blacklistée)
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Voici l'exemplaire authentique :

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Antiquitäten Metz GmbH, vente du 26/11/2011
Même de loin, on devine que la qualité de cette pièce est remarquable, ce qui est confirmé par des zones de clivage parfaites :

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Autre exemplaire authentique du même modèle, en version orange :

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Dr.Fischer, vente du 24/9/2011

Autre illustration avec ce faux :

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?, vente du 18-19/11/2004
Artcurial (Briest-Poulain-F.Tajan), vente du 27/3/2006
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On ajoutera que ce plumier n'a jamais été connu en vert (encore moins aussi "flashy") mais toujours en jaune, brun orangé, violacé-verdâtre ou encore en bleu (critère 2.1.5.3.).

Voici l'exemplaire authentique :

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Bonham's, vente du 16/12/2006
2.1.7.- Résidus de moule réfractaire sur la pièce

Ce critère est assez fiable. Comme dit plus haut, WALTER n'utilisait pas de moule réfractaire en matériau argileux. Ce matériau, de mauvaise qualité, de granulométrie trop incertaine ou trop grosse, ne peut pas rendre un bon effet. WALTER utilisait des matières plus pures comme du kaolin, à la granulométrie très fine, permettant d'élaborer des moules réfractaires très lisses à l'intérieur. Ce matériau résiste d'ailleurs mieux aux tensions et rétractations dues la cuisson. D'autres maîtres verriers de la même époque utilisaient un mélange de ce type (source : M.STEWART & K.CUMMINGS, "The Amalric Project Research Project", 2006, p.17) :
- Plâtre
- Kaolin
- Sable
le tout devant avoir une forte proportion de silice. Ce mélange est ensuite tamisé, mouillé à l'eau, pour formé une pâte. Les ingrédients sont choisis dans une proportion précise et intégré à l'eau dans un ordre précis. Le mélange est utilisé pour enrober le modèle en cire, le tout est passé à la vapeur à haute température. Une fois que la crie est perdue (technique de la "cire perdu"), les imperfections intérieures du moule, qui a séché, sont réparées.

On oublie souvent que le moule n'est pas tout : avant de placer le verre à faire fondre dans ce moule par cuisson lente, il faut badigeonner toute la surface intérieure du moule avec une substance isolant le verre d'un contact direct avec la paroi interne du moule : on utilise généralement du shellac. Il s'agit de flocons brunâtres, 100% organique, issus de la sécrétion d'une cochenille asiatique (Coccus lacca) :

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Sécrétions destinées à se protéger des prédateurs pour sucer en toute sécurité la sève du végétal qu'il parasite :

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Shellac transformé en paillettes pour une utilisation par l'humain:

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Le shellac a été utilisé depuis assez longtemps. Il entrait dans la composition de phonogrammes, de feux d'artifice, de cire à sceller, d'isolateurs électriques... Il était aussi utilisé dans l'imperméabilisation des moules réfractaires, par badigeonnage, mélangé avec des solvants de type alcools méthylés, ressemblant à une sorte de sirop d'érable.
Le shellac permet cinq choses :
- il durcit la face interne du moule réfractaire
- il évite que des micro-particules du moule contamine le verre en fusion
- il réduit le processus d'osmose entre le verre et le plâtre du moule
- il évite au matériau du moule d'attaquer la surface du verre
- le démoulage est rendu plus aisé puisque le moule n'a pas collé au verre désormais cuit.

Pour le faussaire, le badigeonnage de l'intérieur du moule au shellac constitue une étape supplémentaire, contraignante, d'autant que l'on ne doit pas se tromper dans le mélange en utilisant la bonne proportion d'alcools méthylés.

Si le moule est de mauvaise qualité (mauvaises proportions dans les ingrédients), et si le badigeonnage est fait avec d'autres substances que le shellac (ou pas réalisé du tout), ou encore si la dose de shellac est insuffisante, si le badigeonnage est trop imprécis, si la proportion de solvant est mal calculée, il est certain que des résidus du matériau du moule colleront au verre. Sur les faux, il reste ainsi souvent de nombreuses traces de matériau du moule incrustées dans les aspérités de la surface de l'objet démoulé.
De même, les faussaires ne prennent pas toujours la peine de nettoyer les résidus de moule à l'acide chlorhydrique.
Lorsque ces traces sont de surcroît de couleur rouge ou brunâtre, c'est extrêmement suspect puisque non seulement cela signifie que le processus de préparation du moule a été mal maîtrisé, mais cela signifie aussi que les matériaux utilisés pour fabriquer le moule réfractaire n'étaient pas les bons (utilisation d'argile réfractaire, bien meilleur marché).

Le nettoyage d'une pièce ainsi contaminé est fastidieux et chronophage. C'est pourquoi les faussaires ne prennent pas vraiment le temps de le faire, se contentant de nettoyer le plus gros. Mais il en reste toujours : dans les bulles de surface qui ont éclaté à la cuisson (et plus elles sont petites, plus c'est difficile à nettoyer), dans les plis au niveau des zones de clivage,...Une solution consiste à poncer la surface; toutefois, cela affecte évidemment l'aspect de la pièce en lui donnant une brillance anormale surtout si la qualité du verre est défaillante (verre peu plombé); et c'est un processus long, nécessitant du doigté et du matériel adapté.

ATTENTION : certaines pièces authentiques peuvent présenter des incrustations de poussière dans les parties creusées (comme la signature). Ce n'est pas pour autant qu'il s'agit de faux par conséquent. Il est aisé de le savoir : si les restes s'en vont facilement grâce à un simple savonnage et d'une brosse à ongles, il s'agissait de poussière. Si en revanche ces restes s'incrustent, il s'agit de restes de moule réfractaire avec la forte probabilité qu'il s'agit d'un faux.

Voici des exemples de restes de matériaux du moule réfractaire que les faussaires ne prennent pas la peine de nettoyer à fond par mesure d'économie. Tous les exemples ne sont pas aussi caricaturaux car il peut exister des cas moins nets mais néanmoins parfaitement significatifs.

Exemple caricatural sur cette plaque, évidemment fausse :

amalric walter
Auktionshaus Schwabe, vente du 1/12/2012, du 24/8/2013 et du 19/7/2014
Antique Place, vente du 22/8/2010

amalric walter

On note sur ces photos des restes importants de poudre orange qui se sont détachées du moule en argile "brique". Les flèches rouges montrent que, de surcroît, les défaut interne du moule réfractaire n'ont même pas été corrigés avant d'y placer la poudre de verre. On ajoutera que l'aspect trop mat de cet exemplaire est du au fait que le moule réfractaire a "corrodé" le verre lors de la cuisson.

Voici l'exemplaire authentique :

amalric walter
AnticThermal, vente du 15/12/2012
Bel exemplaire, sans aucune imperfection ni trace de matériau du moule, légèrement brillant, avec des zones de clivage parfaites entre les reliefs colorés de différents pigments et un effet donné au voile sur la tête.

Autre exemple, moins net mais tout à fait caractéristique d'un faux :
eBay, 12/12/2013, 30/3/2014, 30/4/2014 et 1/5/2014, "bobogringos" (exemplaire faux) :

amalric walter
amalric walter
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Restes rouge-brique de moule réfractaire sur la base, en grande quantité.

Autre exemple de faux, avec ce même constat (reste du moule réfractaire) ; s'y ajoute une couleur d'un vert très inhabituel ne figurant pas dans la palette de WALTER :

amalric walter
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VIchy Enchères, vente du 28/9/2013
Les points marrons, un peu partout sur le corps, sont des restes du moule qui se sont logés dans le creux des bulles de surface. L'absence de détails, de transparence (sur le voile détaché du corps) et de finesse de cette pièce - autres critères importants - confirment qu'il s'agit d'un faux.

D'autres exemples ont été examinés en critère 2.1.5.5.
2.1.8.- Forme liée à une autre technique que celle de la pâte de verre

C'est le cas en particulier de pièces ou modèles réalisés sans moule par mélange de différentes paraisons différemment colorées
Modèles créés "sur le marbre" ou paraisons coulées dans un moule (au lieu d'une cuisson lente dans un moule une fois la poudre colorée déposée et le moule fermé).

Les faussaires ne s'embarrassent que rarement de complications : la maîtrise de la technique de la pâte de verre ne s'improvise pas, la fabrication des moules est fastidieuse tout comme le placement des pigments au pinceau à l'intérieur.
Il est ainsi nettement plus facile de mélanger plusieurs masses colorées ensemble sorties directement en fusion du four et de les placer dans un moule ou non d'ailleurs (on travaille directement sur le marbre).
Cela donne des résultats assez surprenants et toujours assez horribles, dont voici un exemple :

amalric walter
amalric walter
eBay, 29/11/2008, "personaltrader"

amalric walter
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eBay, 26/7/2014, "brocante_du_vieil_elbeuf" (vendeur blacklisté)
2.1.9.- Datation absolue ou relative

Comme en archéologie, certaines pièces peuvent être datées, grâce à des procédés techniques spéciaux (datation absolue), ou par comparaison à des éléments datés ayant eux-mêmes date certaine (datation relative) :

A.- soit les pièces figurent dans des catalogues ou des registres publics ou confidentiels des manufactures relative par des techniques évoluées et tenus du vivant de l'artiste, ou encore sur des photographies, pars forcément dans un catalogue (photos d'amis, photos d'atelier,...);
B.- soit elles se rattachent à une période très précise de l'artiste : c'est le cas de la période "Daum" (période II) où les pâtes de verre d'Amalric WALTER sont très typiques, en particulier par leur opacité et par les teintes pastel;
C.- soit WALTER a utilisé du verre, des pigments, du matériau de moule réfractaire d'un type particulier, par exemple, ce qui suppose une analyse physique ou chimique pointue en comparant avec à des pièces dont on a la certitude qu'elles sont bien authentiques.

Les datations relatives d'ordre historiographique visées en A et B sont très hasardeuses car il n'existe aucun registre public ni même privé connu des modèles de l'artiste.

Un nombre infime de photographies existent. Cependant, elles ne permettent pas toujours d'identifier avec certitude les modèles en question.

Voici deux exemples de photographies, prises dans son atelier nancéien aux alentours de 1925, lorsque il avait un certain nombre d'employés sous sa coupe :

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Modèle de vase jamais retrouvé en vente, dans la littérature, dans des musées,...au contraire du vase ci-dessous (WALTER est à droite, au premier plan) :

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Modèle de vase ci-dessous :
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Millon & Associés, vente du 2/8/2013

Les techniques de datation techniques, visées en C, restent pour la plupart à découvrir. Elles sont évoluées parce qu'elles requièrent non seulement un matériel scientifique spécial mais aussi un savoir faire très pointu. C'est le cas en particulier des méthodes de datation relative (et donc d'authentification) découvertes par le Dr. Max STEWART entre 2005 et 2007.

2.1.9.1.- Pièce pouvant être comparée à une pièce figurant dans un catalogue du vivant de l'artiste ou sur des photographies anciennes, et constituant un modèle de référence

Ce sont des pièces que l'on peut découvrir dans des catalogues publics ou privés de l'époque (qui n'existent pas, à notre connaissance), des registres d'atelier (même problème), des photographies, etc.

Pour les photographies, nous en avons donné un exemple un peu plus haut. Comme nous le disions, il en existe vraiment très peu pour que cela puisse servir d'un point de départ suffisant pour dater des pièces authentiques et, par comparaison, de démasquer des faux. D'autant que leur qualité est souvent mauvaise.

2.1.9.2.- Pièce pouvant être comparée à une pièce typique d'une période de l'artiste

Par a contrario, on peut dire ce qui n'est pas le style d'Amalric WALTER. Nous avons ponctué cette page de multiples exemples, notamment en traitant des critères esthétiques (critères 2.2.5., 2.2.6, notamment) ou "conjoncturels" (critère 2.3.7). Le "JIZZ" (critère 2.4) peut aussi être utilisé si l'on a une excellent connaissance de l'œuvre de l'artiste.

2.1.9.3.- Datation par rayonnement nucléaire, rayonnement X et rayonnement UV

L'utilisation de pigment à l'uranium (oxyde d'uranium, uranate d'ammonium) dans le verre permet de dater les pièces authentiques et, par a contrario, les faux.

En effet, les pâtes de verre de WALTER fabriquées de son vivant et qui comportent des pigments "chauds" ont un rayonnement radioactif élevé allant jusqu'à 25 fois celui de pièces non contemporaines de l'œuvre de l'artiste et en tout cas postérieures à la Seconde guerre mondiale. Or, on sait que WALTER n'a plus jamais produit de pâtes de verre après la Seconde guerre.

Cela est dû à l'utilisation d'isotopes de l'uranium : oxydes d'uranium et uranate d'ammonium, dans le processus de fabrication de pigments de couleur "chaude" (jaunes, orange, bruns/ocres et rouges). Ces mesures peuvent être faites au compteur Geiger mais également au spectrographe Raman et sous lumière UV.

amalric walter
© Max Stewart, 2007
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© Max Stewart, 2007

Ces pigments, que WALTER fabriquaient apparemment lui-même à partir de poudres teintées contenant de l'uranium, ont été utilisés à partir des années 1840 jusqu'en 1942, date à laquelle ils ont été interdits à la vente libre. On retrouve la preuve de leur utilisation également chez Gabriel ARGY-ROUSSEAU et François DÉCORCHEMONT, dont les carnets de notes font expressément état.

On peut ainsi dire que les pièces qui rayonnent de façon importante (compteur Geiger, rayonnement UV et X) sont authentiques (au moins celles qui possèdent les pigments "chauds" précités) alors que les pièces qui ne rayonnent pas et qui comportent pourtant les mêmes couleurs, sont fausses.

Il s'agit d'une découverte majeure car une grande majorité des pièces de WALTER contiennent ces pigments chauds, même en faibles proportions.

En raison de son importance scientifique, nous nous devons de renvoyer le lecteur au résumé des recherches du Dr. STEWART dans les fichiers téléchargeables ici :

- en français
- en anglais

Voir également notre page "Événements-Events" au sujet du "Amalric Walter Research Project".

Il existe toutefois une petite marge d'incertitude : de très rares bâtons de verre anciens, et contenant de l'uranium, circulent encore comme on en a vu à l'exposition au Musée du verre de Murano, en 2013. Par ailleurs, il serait encore possible de fabriquer du verre dans les couleurs chaudes en se procurant des pigments à l'uranium. Mais on sait que cela n'est pas aisé du tout car leur diffusion est très contrôlée de nos jours. L'enjeu financier et les tracasseries diverses et variées n'en vaut probablement pas la chandelle (sauf à mettre en place un réseau très bien "huilé" pour recourir à ce trafic, mais là encore, cela ne serait probablement pas rentable du point de vue financier), d'autant qu'il ne suffit pas de posséder des pigments à l'uranium pour les incorporer à du verre (en ayant la bonne composition en plomb de ce verre d'ailleurs : cf critère 2.1.2...) : encore faut-il maîtriser parfaitement la technique de la pâte de verre. Or, au regard du nombre de critères de détection des faux présentés dans la présente nomenclature (une quarantaine, tout de même...), même en utilisant des pigments à l'uranium pour brouiller les pistes, on arriverait sans trop de difficulté à identifier un faux grâce à la combinaisons de ces autres critères.

Le génie ne s'improvise pas.

Ce critère est évidemment utilisé dans les cas les plus litigieux.
2.2.- Critères esthétiques / artistiques

2.2.1.- Signature

Il faut insister sur le fait qu'une pièce signée n'est pas du tout une garantie d'authenticité.

De même, une pièce non signée n'est pas la preuve qu'elle est fausse.

Tout dépend du type de signature, de la technique grâce à laquelle elle est faite dans le verre et, surtout, de la combinaison avec de nombreux autres critères qui confirmeront qu'il s'agira d'un faux.

2.2.1.1.- Pas de signature

Les pièces non signées par Amalric WALTER sont extrêmement rares. Dans la "période II" (période "Daum" 1904-1914), WALTER ne signait que très rarement sous son nom mais les pièces étaient tout de même toujours signées "Daum Nancy", les frères Daum étant très protecteurs de leurs droits sur leurs œuvres (ce qui ne veut pas dire pour autant que toutes les pièces signées "Daum Nancy" sont des vraies...).
Seul un examen précis, compte tenu des autres critères, permet de dire qu'une pièce non signée est bien de WALTER.
Voici des pièces manifestement de WALTER mais non signées (vente Chez Champion-Kusel / Hôtel des ventes de Nîmes, 23 juin 2012, lot n°423) :
amalric walter
Il s'agit de rarissimes carreaux (à motifs d'algues, de crustacés, de mollusques et de poissons, en couleur ou gris clairs suffusés de gris foncé) sur le dessus de deux buffets de salle à manger, dans le style post-Art nouveau, ou "transition" Art Nouveau/Art Déco. Les plaques ont été démontées et examinées de façon approfondie par l'un de nos membres de réseau.
On les rapprochera de ce modèle connu de vide-poche :
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Porro & C., Vente du 18/11/2009

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Bonham's, vente du 1/10/2012 (estimation : 12000-18000 USD)
Une seule applique est signée d'un "R" dans un cercle. Elles sont tout à fait dans le style et l'esprit des pâtes de verre d'Amalric WALTER.

Voir aussi les trois modèles de petits vases "rouleau" en critère 2.3.1., non signés.

2.2.1.2.- Signature peu lisible

Une signature peu visible ne signifie pas systématiquement que l'on est en présence de faux. Cependant, par comparaison avec des vrais objectivement parfaitement réussis (et à l'aide d'autres critères combinés), on peut dire s'il s'agit d'une signature sur un faux, comme le montre l'exemple suivant :

Faux :

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Treadway Toomey, vente du 7/12/2013
amalric walter
Antique Place, vente du 14/7/2014
Le creux de la signature est atténuée en raison du surmoulage de l'original (à l'élastomère, par exemple). Le moule (négatif, fabriqué lui-même à partir du positif à l'élastomère) restitue par conséquent encore plus mal les détails.

Vrai :

amalric walter
La signature, faite dans la masse du verre au moment de la cuisson (à partir de l'original en cire, qui permet la fabrication du moule) est parfaitement lisible et bien creusée, non pas à la roue mais dans le modèle en cire que restitue parfaitement un moule fabriqué dans les règles de l'art..

Certaines pièces peuvent avoir été polies, coupées, poncées... Cela peut atténuer la signature dont la profondeur dans le verre sera dès lors atténuées :

amalric walter
amalric walter
Aukionshaus Schwab, vente du 19/7/2014

2.2.1.3.- Signature trop parfaite

Les signatures de WALTER sur les pâtes de verre d'entre-deux guerres (période III) ne sont jamais réalisées à la roue mais toujours dans la masse.
Elles ne sont donc pas parfaites.
Les signatures "Daum Nancy" sur pièces authentiques en pâtes de verre (période II 1904-1914) ou sur les vases en cristal (Période IV, post-seconde guerre mondiale) peuvent en revanche être réalisées à la roue :

amalric walter
amalric walter
Signatures "Daum Nancy" sur pâtes de verre (période II)
amalric walter
Signature "A.Walter Nancy"' sur vase en cristal (période IV)

En revanche, des signatures comme celles quisuivent, beaucoup trop "propres", et pourtant typiques de la période II, sont manifestement réalisées à la roue et non dans la masse au moment de la conception de l'objet :

Faux :

amalric walter
2012monia76 (eBayer multirécidiviste blacklisté), 16/4/2014
amalric walter
Adabar10 (eBayer), 15/2/2014

L'intaille des signatures AW sur les pâtes de verre est parfois poncé pour aplanir le côté opaque de la roue, pour un effet "encore plus propre". De même, le modèle en cire peut être retravaillé spécialement pour mieux faire ressortir la signature :

amalric walter
2012monia76 (eBayer multirécidiviste blakclisté), 12/4/2014
L'aspect très lisse du fond de la signature peut aussi être dû à la texture inadéquate du verre (voir critère

De telles signatures sont évidemment suspectes.

2.2.1.4.- Signature ressortant en positif alors qu'elle devrait être en négatif

Il arrive que des éléments de la pièce ne soient pas en creux mais ressortent au contraire en positif. C'est particulièrement suspect à propos de la signature.

À notre connaissance, Amalric WALTER signait toujours ses pièces en creux, jamais en relief.
Vici un exemple de pièce très suspecte, outre le fait qu'il s'agit d'un modèle inventé n'apparaissant en vente qu'en 2014 (ce qui est bien tard) et qu'il ne s'illustre pas par son élégance (cf critère 2.1.5.5., 2.1.5.5., 2.2.4.) :

amalric walter
eBay, 12/3/2014 et 9/7/2014, "beserk82189" et "zmdb82189" (il s'agit du même vendeur)
amalric walter
L'échange que nous avons eu avec ce vendeur le 5/7/2014 discourtois et xénophobe est d'ailleurs assez instructif de ceux qui se sentent offusqués car touchés au bon endroit (l'échange est rapporté tel quel):
Le vendeur :
"The piece is genuine. Purchased in France at port du clingancort, 40 years ago. U don't know what u r talking about and your advice is not asked for nor wanted. The French already have a bad name and u add to it !!!""
Amalric Walter Network :
"email us the invoice and we'll believe you"
Le vendeur :
"
Personally, I couldn't give two shits wether u believe me or not. All the fakes come from France, all the French dealers are crooks, and u know it, and more of them have gone to jail or fled the country, so don't give me your holier than thou attitude. The French are what they are. Once again, your advice is neither wanted nor appreciated".

Vous trouverez ce vendeur sur notre blacklist bien entendu.

2.2.1.5.- Signature(s) aberrante(s)

Certains faussaires, qui ne connaissent manifestement pas la matière, signent leur mauvais objet de façon aberrante (rare) ou, ce qui est plus courant, mélangent allègrement les signatures : c'est le cas notamment de la signature "AWALTER NANCY" à côté de la signature "DAUM" par exemple.

C'est une excellente preuve de la fausseté de l'objet puisque, comme on le sait, WALTER n'a signé que trois objets à côté de la signature DAUM à la croix-de-Lorraine : cf notre page Biographie-Biography (période II). Et ces objets sont répertoriés et connus.

2.2.2.- Erreurs dans les petits détails

Sur des pièces relativement bien réussies par les faussaires, on peut noter des erreurs dans les détails, le faussaire ne faisant pas particulièrement attention à reproduire ces détails très difficiles à faire apparaître par des techniciens peu rigoureux.

En voici un exemple :
amalric walter
amalric walter
amalric walter
eBay, "cycadwood", 13 octobre 2014

Le vrai presse-papier ne présente pas de telles erreurs :
amalric walter
closeup1
216
• eBay, enchères d'AntiquePlace auction house (pseudo "1qwer2"), 27 avril 2008
• Bonham's, vente du 16 décembre 2013, lot n°1162


2.2.3.- Défauts de surface

Il arrive parfois que, aux autres erreurs, s’ajoutent des défauts de surface. Il sont dus à une mauvaise fabrication du moule réfractaire ou à une réalisation défaillante du modèle à partir duquel le moule est fabriqué.

En voici un exemple (déjà commenté en critère 2.1.7) :
Plaque Vierge Marie
Schwab Auktionen, ventes des 24/8/2014 et 24/1/2015

…et dont voici le détail problématique :
215-8

WALTER n’aurait évidemment jamais laissé passer de tels défauts qui affectent gravement la qualité esthétique de la pièce.

2.2.4.- Formes aberrantes / non usuelles

Certaines pièces peuvent être des vrais mais qui ont été modifiés en raison d'éclats, de fêlures, de manques divers et variés, etc. Cela n'en fait pas pour autant des faux. Et cela n'en diminue pas forcément la valeur testimoniale, artistique ou marchande.
Mais il peut y avoir aussi des faux modifiés pour donner l'apparence de vrais.

2.2.4.1.- Pièce authentique transformée/réparée

Cela n'en fait évidemment pas des faux comme écrit plus haut. Et cela n'en réduit pas pour autant la valeur, particulièrement lorsque les pièces n'ont aucune fêlure :


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La Suite Subastas, vente du 2/4/2010, exemplaire authentique.
Un éclat sur l'un des côtés a amené le réparateur à limer la partie cassée et, pour conférer un bon équilibre à la pièce, à faire de même sur les deux autres côtés (par chance, l'éclat était en plein milieu de l'un des côtés).

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Crafoord Auktioner (Suède), vente du 24 mai 2014
Flèches rouges : rabotage des pointes
Flèches bleues : même réparation que sur l'assiette précédente moins profonde.
L'objet finit à la longue à perdre énormément de sa beauté et il perd dès lors beaucoup de valeur.

Voici la forme originale (exemplaire authentique également) :

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Christie's, vente du 23/4/2008

Autre type de réparation, assez classique (au col, affecté d'égrenures ou d'éclats comme souvent) :

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Blouet (Mayenne), vente du 23/2/2014
Le col de ce petit vase avait du être abîmé et a été rectifié, de façon assez maladroite (le polissage aurait du être terminé au sable, ce qui aurait donné un aspect plus mat et donc plus naturel).

Ci-dessous, une grosse "rectification" sur ce grand vide-poche "crabe et algues"
Crafoord Auktioner (Suède), vente du 24 mai 2014<br />amalric walter
Crafoord Auktioner (Suède), vente du 24 mai 2014
Il ne s'agit plus d'un vide-poche mais d'une sorte de presse-papier d'une largeur d'environ 10cm.

Voici l'original (l = 30 cm) :
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James D.Julia, vente du 22 novembre 2008

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Dorotheum, vente du 4 novembre 2014
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Christie's, vente du 10 décembre 2003 © Artvalue
Le vide-poche devient ici un presse-papier qui reste esthétique mais qui n'a évidemment pas la valeur d'estimation présentée par le commissaire-priseur (€1800 à 2000.00) : cette pièce ne vaut pas plus de 500€ si la transformation a été bien réalisée.

En revanche, certains faux peuvent être retouchés. Cela donne un aspect plus seyant à la pièce ou, au contraire, cela en aggrave la fausseté.

Il peut aussi arriver, et c'est assez piquant, que des faux soient réalisés à partir de pièces authentiques modifiées, ces faux présentant évidemment les mêmes modifications, le faussaire ne se posant pas de question outre mesure sur la portée de son travail.

2.2.4.2.- Forme inventée

Critère à ne pas confondre avec les modèles qui sont, dans leur globalité, une pure invention : voir critère 2.3.7.

Nous ne parlons ici que des modèles très fortement ressemblants aux modèles d'origine, mais qui s'en distinguent par des variations, souvent minimes, néanmoins caractéristiques.

Voici un exemple caractéristique :

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Le faux est à gauche (Auktionshaus Walldorf, vente du 24/7/2010).
Le vrai est à droite (Leclere - Marseille, vente du 8/6/2013).

On notera que le faussaire a inventé une forme. Peut-être s'agit-il d'une erreur de sa part : il a pu imiter un exemplaire authentique qui a été réparé sans se poser la question de savoir si cet exemplaire authentique représentait bien la réalité originelle selon WALTER.

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Vue du dessous : à gauche, le vrai; à droite, le faux.
Après examen très attentif de ces deux pièces, en main, et en même temps, il est très peu probable que le faux ait été réalisé d'après un exemplaire authentique réparé.

2.2.5.- Ensemble disharmonieux / inesthétisme global

On se réfère ici à la psychogenèse de l'œuvre, c'est-à-dire aux conditions dans lesquelles une pièce a été pensée, dessinée, sculptée, transformée en cire, conçue dans le moule par le dépôt de pigments grain après grain, cuite, refroidie, nettoyée, poncée,...

De nombreux faux présentent un choix de couleur parfaitement disharmonieux, des tâches de couleur non maîtrisées qui s'étalent de façon hasardeuse, des coulures, une transparence inhabituelle, un manque de réalisme frappant, etc. On en trouvera de très nombreux exemples sur eBay auprès des vendeurs que nous avons blacklistés.

Voici tout une liste d'exemples, que nous trouvons aussi auprès de maisons de vente aux enchères :

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eBay, 14/5/2014, "patedeverre" (vendeur lourdement blacklisté)
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Koller (Genève), vente du 17/6/2014 (modèle inventé, que l'on trouve aussi dans la galerie de Mike Weedon, qui ne vend pas que ce seul faux)

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Hôtel des ventes du Tarn (Albi), vente du 23/10/211
Outre le fait que ce modèle est une invention (critère 2.3.7), ce Christ est, par sa couleur et son graphisme, assez repoussant.

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Sur le site delcampe.net, 25/6/2012, vendeur inconnu, présentant cette pièce ainsi (sans doute pour faire "sexy") : "Daum Walter Amalric Women in stockings" (sic). Il s'agit également d'un modèle inventé (critère 2.3.7).

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Auktionshaus Mehlis, vente du 23/8/2012, modèle inventé également (critère 2.3.7).

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Mercier et Cie. (Lille), vente du 27/10/2012, modèle ici aussi inventé (critère 2.3.7).

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eBay, 19/11/2012, [vendeur non relevé]. On atteint ici des sommets de laideurs sur ce modèle, ici encore inventé, vendu £510.00 (soit environ €650.00) à un heureux propriétaire qui se croît probablement titulaire d'une pièce unique (et elle l'est, dans son genre) et authentique (elle ne l'est certainement pas).

2271
22711
eBay, 21/8/2014, "neroshop2014" (blacklisté)
Ce méchant papillon aux yeux injectés de sang ressemble aux vilaines mouches dans le film "Minuscule" :
minuscule

Autre exemple de pièce fort laide:
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Von Zzeschwitz, vente du 14/4/2011

Voici l'exemplaire authentique :

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Ce critère se rapproche du critère du "JIZZ" (critère 2.4).

2.2.6.- Finesse du détail / précision du travail

C'est souvent au niveau du choix des couleurs et par leur parfaite répartition dans le moule que les détails peuvent être restitués. La cuisson influe aussi directement sur la qualité des détails : elle ne doit être ni trop courte, ni trop longue, ni trop lente ni trop rapide). Sur les faux, la finesse du travail est toujours relative car cela est coûteux en temps et en matériaux.

Ce critère est bien souvent complété par celui des zones de clivage incorrectes (critère 2.1.6) et par celui des couleurs elles-mêmes non couvrantes, dégoulinantes, mal placées, simplistes, sombres et/ou criardes(critère 2.1.5).

Les exemples abondent de faux aux aspects grossiers, aux couleurs ternes plus ou moins mélangées. Certaines pièces ressemblent parfaitement aux modèles créés par Amalric WALTER mais, précisément, manquent de détail et de finesse.

Faux :

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Dr.Fischer, vente du 29/6/2013
Pièces sans aucune finesse, pratiquement monochrome (quelques traces de vert sur la sauterelle), très facile à fabriquer.

Voici le vrai :

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Christie's, vente du 10/9/2013

Sur certaines pièces, la distinction peut être délicate mais tout à fait possible techniquement. En voici quelques exemples :

Faux :

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Labarbe (Toulouse), vente du 14/4/2014
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La base manque de détail. Mais aussi : le pigment utilisé pour les souris est trop vert; il y a des restes de moule réfractaire sur la tête de la souris dressée; les couleurs font "masse" et sont sombres (critère 2.1.5.3).

Voici l'exemplaire authentique :

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eBay, 24/102/013, vendeur : Jean-Christophe ÉON (Paris)
La base est bien plus détaillée, les couleurs mieux clivées et mieux réparties.

Autres exemples, dans le modèle "classique" du caméléon :

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eBay, 23/11/2013, "radu_ion_cameo_glass" (vendeur lourdement blacklisté)

Les exemplaires authentiques, eux, sont d'une particulière finesse d'exécution, avec des couleurs réalistes :

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Nabécor Enchères (Nancy), vente du 12/4/2014
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Les zones de clivage sont parfaite (critère 2.1.6), les couleurs parfaitement couvrantes (critère 2.1.5.2), la tonalité des couleurs est réaliste (critère 2.1.5.3), l'ensemble est très gracieux (critère 2.2.5), parmi d'autres critères utilisables...

2.2.7.- Dimensions anormales

Bien souvent, les faux présentent des dimensions différentes des vrais.
Certes, des pièces authentiques peuvent avoir été modifiées pour réaliser une belle réparation (cf critère 2.2.4.1). Mais elles gardent généralement leur aspect d'origine, permettant une confirmation de leur authenticité par la combinaisons d'autres critères.

Les pièces fausses sont :
- soit un peu plus grandes que les pièces authentiques : la technique de copie ajoute de l'épaisseur à la pièce.
- soit un peu plus petite : en raison notamment d'erreur de copie, d'économie de matériau-...

En voici un bon exemple, que nous avons déjà décrit précédemment (critère 2.2.4.2.) :

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À gauche, le faux; à droite le vrai.
Longueur du faux : 24 cm (9 1/2 inches)
Longueur du vrai : 26 cm (10 1/4 inches)

Ces dimensions anormales sont souvent dues à des copies approximatives ou à des "inventions" des faussaires qui veulent inaugurer de nouvelles formes (critère 2.3.7) pour faire croire, en inondant le marché, que ledit modèle est "courant" et désormais bien admis comme étant représentatif de l'art de WALTER. C'est le meilleur moyen pour écouler tranquillement les pièces sorties de leurs fours.

Ce critère est utilisé dans les cas les plus litigieux.
2.3.- Critères conjoncturels

Par "critères conjoncturels", nous entendons ici des critères ne se rapportant pas aux autres critères : il ne s'agit pas à de critères visuels mais de ceux qui se rapportent notamment à l'économie de l'objet.

2.3.1.- Pièces très ressemblantes ou identiques mises en vente dans une période rapprochée

Une telle mise (ou re-mise) en vente peut laisser penser qu'un faussaire ou qu'un propriétaire qui sait qu'il s'agit de faux écoule son stock.

Nous en avons deux bons exemples avec ces modèles

A.- Petit "vase rouleau" mis en vente à temps rapproché aux USA :
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Woody Auction LLC, vente du 20 mars 2014

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James D.Julia, vente du 12 juin 2014 ©JDJ
Pièces peut-être remise en vente Chez James D.Julia par l'acheteur du 20 mars 2014 chez Woody le 20 mars 2014

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J.Levine Auction & Appraisal LLC, vente du 17/7/2014
Nota : ce vase, très légèrement différent des autres dans sa forme avec une base un peu plus étroite, n'a été nullement présenté, dans l'annonce, comme étant de Walter, ce qui montre la prudence appropriée de cette maison de vente :
"A beautiful art glass toothpick holder in yellow with painted purple and green florals, artist signed illegibly (see second photo for detail). Measures approximately 2" x 1.5" and weighs 4.5 oz"


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Woody Auction LLC, vente du 2 août 2014

Ces quatre petits vases-rouleau ne comportent aucune signature (cf critère 2.2.1). Ils ont tous sensiblement la même hauteur (1 3/4' et 1 1/2') et le même motif.
Le vase vert-bleu ci-dessus a fait l'objet d'observations de notre part à Woody Auction LLC qui, sur nos recommandations, a finalement bien spécifié "dans le style de " ("in the style of Walter Nancy"). Il nous a été précisé que ce vase vert-bleu figurait dans la collection Rieger depuis 10 ans (mais on peut aussi croire sur parole les vendeurs qui déposent des objets en vente auprès de maisons de vente aux enchères, ce qui n'est pas toujours un indice de fiabilité...: cf la discussion rapportée sous le critère 2.2.8). Ce modèle n'a en tout cas jamais figuré dans aucune vente cataloguée depuis les années 1970 et est semble-t-il apparu en vente en 2014. Etant aux surplus non signées, ces quatre pièces sont plus que suspectes. Elles ont probablement été fabriquées récemment par le même faussaire (et il s'agit de mise en vente exclusivement aux USA, ce qui pourrait faire penser que ce faussaire serait américain).
On ne peut qu'être reconnaissants à Woody Auction LLC, beaucoup trop de maisons de vente aux enchères méprisant encore nos observations.

B.- Vide-poche "sauterelle"

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Dorotheum, vente du 18/9/2009
Quittenbaum, vente du 20/10/2009
Quittenbaum, vente du 3 mai 2011
AuktionsHaus Walldorf, vente du 26/11/2011
AuktionsHaus Mehlis, vente du 23/8/2012
Dr.Fischer, vente du 29/6/2013

Il est intéressant de noter que ce modèle de vide-poche, dont les exemplaires sont pratiquement identiques à quelques infimes légères nuances près, a fait le tour des maisons de vente dans le même pays (ici l'Allemagne) de 2009 à 2013, ce qui est très suspect : il s'agit en fait très probablement du même vide-poche sorti de l'atelier du même faussaire.

Pour confirmation, le critère 2.1.5.5 (couleurs simplistes) ajoute au fait qu'il s'agit d'un faux certain. Il est en effet facile en effet de fabriquer un tel vide-poche : il est petit (peu de matériaux), relativement peu profond (placement du second pigment facile dans le moule), il n'y a que deux pigments (il devrait y en avoir au moins quatre).

Voici un exemplaire authentique :
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Christie's, vente du 10/9/2013
Des variantes en vert plus foncé existent chez les authentiques.

2.3.2.- Pièces d'un modèle identique mises en vente en même temps ou dans une période rapprochée sous différentes couleurs

Il arrive assez fréquemment que WALTER ait réalisé des modèles en différentes couleurs ou dans des accords de couleurs différents. C'est le cas par exemple. En général, il s'agit de pièce d'un modèle réalisé avec des couleurs simples ou même en monochromie (ce qui est rarissime chez Amalric WALTER et cantonné à la seconde partie "art déco" de la période III).).

• des "poussins de merle" :

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• du "moineau chantant" :

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Ces pièces sont assez faciles à reproduire, en raison du faible nombre de couleurs utilisées sur la partie du sujet la plus profondément enfouie dans le moule (tête en bas, comme c'est l'usage, pour pouvoir le remplir de grains de verre) : pour plus de facilité dans la fabrication, les couleurs sont presque toujours monochromes (et cela correspond souvent à la deuxième partie de la période III de WALTER (années 1930 à 1939, post-crise mondiale de 1929).

Néanmoins, la vente "en rafale" de telles pièces, le plus souvent le même jour ou de façon très rapprochée, pièces est très suspecte :

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patedeverre (eBayer multirécidiviste blacklisté)
Assiettes "Libellule" vendues toutes le même jour 6/5/2014
Ici le "JIZZ" permet sans contestation aucune de repérer des faux.

Voici la vraie assiette :
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eBay, vendu le 2/4/2014
Noter la délicatesse des couleurs et leur accord parfait, l'excellent remplissage de tous les volumes

Autre exemple de vente en rafale avec ce cendrier :

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eBay, 10/7/2013, Aaron Antiquités Brocante (Franck FARELLA, Marseille).
Mono/bichromie, forme simpliste, modèle inventé, non connu dans les catalogues de vente et les réserves muséales. Rien de plus facile que de fabriquer de tels cendriers en série.


Faux possibles, vendus en lot le même jour :

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© James D.Julia, vente du 12/6/2012

Un examen plus précis de chacune de ces pièces, en main, permettrait d'y voir plus clair, au regard des autres critères. Il apparaît, grâce à des photos supplémentaires demandées, que, à de multiples endroits sur chacune de ces pièces, des résidus de moule réfractaire sont restés collés dans les bulles de cuisson, ce qui est pour le moins inhabituel lorsque l'on connaît le soin avec lequel WALTER confectionnait ses œuvres.

Le critère de la vente d'une pièces sous ses multiples versions n'est cependant pas significatif à lui tout seul.

Voir aussi critère 2.3.4.

2.3.3.- Prix aberrant

Les critères du 2.3.3. doivent être maniés avec prudence car certaines maisons de vente aux enchères font parfois exprès de ne pas fixer de limite haute afin de ne pas décourager les acheteurs potentiels ou fixent des estimations volontairement très basses pour attirer le chaland.

2.3.3.1.- Estimation trop basse pour correspondre au prix d'une pièce authentique

Dans un catalogue de vente aux enchères, une estimation trop basse ne signifie pas qu'il s'agit forcément d'un faux : un tel procédé permet souvent d'attirer des acheteurs.

Voici un exemple concernant ce joli vide-poche authentique :

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Herry SVV (Beaune), vente du 30/3/2014
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Cet objet a finalement été vendu 1150€ au marteau, ce qui est bien mieux dans la cote.

Une estimation trop basse peut néanmoins révéler un faux, ce que confirme un prix de vente ridicule. C'est ce qui arrive souvent sur les sites d'annonces (eBay ou autres), comme le montrent ces exemples où les faux sont vendus quelques dizaines d'euros ou même ne sont pas vendus du tout, ce qui est plus que suspect :
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eBay, "idvconvoy-uk", 12/5/2014
Ces quatre horribles faux, mis aux enchères à 99€ en même temps par ce vendeur blacklisté, n'ont pas trouvé preneur.

Mais la même chose peut être vraie pour des pièces authentiques qui font beaucoup moins que l'estimation, pour des raisons tenant aux hasard des ventes :
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James D.Julia, vente du 21/11/2013 (pièce authentique)
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2.3.3.2.- Fourchette d'estimation trop large pouvant montrer que les "experts" ne souhaitent pas s'avancer sur la valeur réelle approximative de la pièce et laissant croire qu'ils ont des doutes sur son authenticité

Ce critère est mineur et doit être manié en combinaison avec beaucoup d'autres car il n'indique pas en lui-même, loin s'en faut, qu'il s'agit d'une pièce fausse. Néanmoins il peut être utile dans certaines circonstances.

2.3.4.- Vendeur connu pour avoir déjà proposé à la vente des faux par le passé sans pour autant avoir été blacklisté

C'est le cas particulièrement des vendeurs notamment ayant vendu des faux patentés avant notre date de commencement fixée au 26/5//2014, à un moment où nous ne pouvions pas blacklister.

En général, une pièce n'arrive jamais seule en vente sur les sites d'annonces en ligne (cela peut arriver aussi pour les ventes aux enchères, mais c'est bien plus rare) : elles est souvent accompagnées d'autres pièces qui sont mises en vente quelques jours ou quelques semaines plus tard. parfois, le vendeur n'hésitent pas à mettre en vente tout une cargaison de faux, sans aucun scrupules (voir critère 2.3.2.). De même, certaines pièces identiques ou de même facture sont remises en vente.

De telles pratiques sont contraires au décret Marcus du 31 mars 1981, et constituent, à chaque remise en vente, une infraction propre si les réserves d'usage ne sont pas posées ("dans le style de..." ou "pièce non authentique" ou "copie").

2.3.5.- Vendeur blacklisté sur notre site internet

C'est le cas de tous les vendeurs blacklistés sur notre site internet depuis le 26 mai 2014 et qui continuent à mettre en vente des faux patentés.

Toutefois, un tel vendeur peut écouler des vrais tout autant que des faux. Il faut donc utiliser les autres critères combinés car il peut arriver que ce vendeur, même blacklisté, vende de temps en temps des vrais.
Bien entendu, la transaction avec de tels individus sans scrupules a lieu aux risques et périls de l'acheteur puisque il est impossible d'avoir confiance en eux. Il n'est pas rare que de tels vendeurs vendent un vrai sur photographie et envoient un faux par la poste...

En outre, ces vendeurs ont le "droit" au rachat s'ils commencent à vendre des pièces authentiques et peuvent sortir de notre blacklist. Pour autant, il y aura toujours une suspicion à leur égard.

2.3.6.- Faussaire, vendeur de faux ou complice(s) ayant été condamné(s) en justice, du point de vue civil ou pénal

Dans la plupart des systèmes juridiques et en droit international - cf l'article 14-2 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques du 16 décembre 1966 notamment, signé par 160 états -, une personne seulement poursuivie pénalement est réputée innocente jusqu'à sa condamnation définitive.

Très peu de condamnations ont lieu dans les faits, ce qui est bien dommage. Et, en général, la publicité qui en est donnée est restreinte (sauf à ce que les magistrats ordonnent la publication de la décision de justice à titre de peine complémentaire et/ou d'indemnisation civile).
Il est dit qu'un individu aurait été condamné dans les années 1980 pour avoir fabriqué et/ou écoulé de faux WALTER mais il ne nous a pour le moment pas été possible de mettre la main sur le jugelent à ce jour.

2.3.7.- Modèle inconnu, jamais référencé, jamais vu en vente ou apparaissant pour la première fois.

I
l n'existe à ce jour aucun catalogue raisonné. Un catalogue est actuellement en cours de préparation par l'un des membres de notre réseau. Néanmoins, sur les 450 à 500 modèles connus, on peut penser qu'il n'existe que de rarissimes pièces, depuis les années 1904 à 1959 (dates des "périodes II", "III" et "IV" d'Amalric WALTER) qui n'aient pas été mis en vente jusqu'à présent.

Il est donc facile de prétendre que tel ou tel modèle serait d'Amalric WALTER alors qu'il s'agirait en réalité d'une invention récente. C'est difficile à contredire sauf à recourir aux autres critères combinés. Certains modèles manifestement authentiques sont effectivement apparus tardivement dans les ventes, à la faveur du regain d'intérêt pour les verreries et l'Art Nouveau notamment, à partir des années 1980. Mais beaucoup de faux sont apparus dans les années 1990 et surtout 2000, en provenance d'Europe de l'Est notamment. Il s'agit de pures inventions. Ces faux sont très souvent faciles à prouver grâce aux autres critères.

En voici quelques exemples, issus de la fertile imagination de leurs fabricants (et souvent piètres techniciens car la très grande majorité de ces inventions sont de très mauvaise qualité esthétique et technique) :

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Von Zezschitz Art and Design Auctions, vente du 20/10/2005

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eBay, 26/11/2006

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Quittenbaum, vente du 29 avril 2008 et 28 avril 2009 (à cette dernière vente, il s'agit d'un autre modèle très approchant et de facture assez grossière également).

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ebay, "kunst-design-jans", 18/11/2011

Ce modèle "à l'écrevisse" est de fort mauvais goût. On le trouve dans ses multiples variations en vente ici ou là, y compris dans des maisons de vente aux enchères :


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La Suite Subastas, vente des 7/7 et 29/2012

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eBay, "misha-london", 15/7/2012

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eBay, 30/6/2014, "
dreilandereck-team-rm"

On retrouve la même exécution grossière et laide avec un lézard :
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Auktionshaus Mehlis, vente du 23/8/2012

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eBay, "bachfan1958", 17/08/2012
et AntiquePlace, 18/3/2013

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eBay, "bachfan1958", 5/5/2013
On notera que le même vendeur sur eBay ("bachfan1958") a, comme par hasard, deux exemplaires du même modèle mais dans deux couleurs différentes...

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eBay, 8/5/2013

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Mike WEEDON Antiques, 2014 (mais ce n'est pas le seul faux chez cet "antiquaire"). Voir ce modèle également sur le site Artericerca.

Le même type de faux, du même modèle, chez une maison de vente aux enchères pourtant réputée :

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- Hôtel des ventes de Genève, vente du 17/6/2014
- Mike Weedon Antiques
Cet exemplaire, assez laid et grossier, est probablement issu de l'atelier du même faussaire.

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Sotheby's 13rd december 2005
Nancy Antictherma, vente du 6/12/2009
Nancy Anticthermal, vente du 27/3/2011
Nancy Anticthermal, vente du 25/6/2011
Quittenbaum, vente du 13/5/2013
Schloss-Ahlde, vente du 10/5/2014
James D.Julia, vbente du 11/6/2014
Ce faux est apparu à la fin des années 2010 et figure régulièrement dans les ventes aux enchères.

Autre modèle de faux, souvent en circulation, ce cendrier au papillon :

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Mercier & Cie (Lille), vente du 27/10/2012
De plus, les couleurs sont mal placées (le vert et le orange se mélangent :
critère 2.1.5.4), sans compter le manque de finesse et de détail (critère 2.2.6), avec des couleurs non couvrantes sur le papillon (critère 2.1.5.2).
Ce vide-poche est assez épais sinon même grossier comme le montrent d'autres pièces de ce même modèle inventé (épaisseur : entre 5 et 6 cm) :
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eBay, 1/3/2012, "topazdelight_56"
Aucune des pièces réalisées dans ce modèle inventé n'a jamais été retrouvé dans quelque catalogue de vente anciens que ce soit.

Autre faux :

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Auktionshaus Walldorf, vente du 24/7/2010

Voici ce faux (à gauche) comparé à un vrai (à droite) :
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...vus de dos :

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Le faux est à droite et le vrai à gauche.

De très rares faux inventés peuvent être assez joliment réalisés. C'est le cas d'un pendentif "insecte" qui tourne régulièrement sur eBay :

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eBay, 11/7/2014, "gallery_xv"
Le problème est que Amalric WALTER a beau avoir inventé des modèles, lorsque il représente des animaux ce sont toujours des animaux issus du bestiaire "naturel" : les espèces qu'il représente existent bel et bien dans la nature. Or, cet insecte ne ressemble à aucune espèce connue. Et il ne s'agit pas d'un animal stylisé.

Il y a de fortes chances que des modèles inconnus apparaissant aujourd'hui soient des faux. Mais ont ne peut rejeter le fait que certaines pâtes de verre aient été jalousement conservées par leur propriétaire pendant longtemps (object apparaissant à l'occasion d'une vente d'une succession notamment, l'objet ayant été pendant de nombreuses années chez le même propriétaire, sur son buffet...).

Voir critère 2.2.4.2.

2.3.8.- Modèle connu pour avoir été fabriqué par un faussaire, repenti ou non, et qui revendique la paternité de ce faux

Ce critère n'est pas vraiment fiable car des faussaires (surtout les faussaires repentis ou prétendus tels) peuvent chercher à "se rendre intéressants" en affirmant être l'auteur de la pièce.

En voici un exemple avec ce modèle régulier à la vente dans les maisons de vente aux enchères :

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Quittenbaum, vente du 3 mai 2011

Ce modèle aurait été fabriqué par un faussaire français qui en a réclamé la paternité auprès de nous. Bien entendu, de telles affirmations sont invérifiables, sauf à ce que l'on soit en possession des photographies ou des vidéos explicites du faussaire en action concernant ledit modèle.

2.3.9.- Pièces vendues pour ancienne alors qu'il s'agit d'un objet de confection récente

Par ancien nous entendrons ceux réalisés du vivant d'Amalric WALTER.

Un certain nombre de pièces ont été créées après sa mort, reprenant, de façon souvent lointaine (cf aussi critères 2.3.7 : modèle "inventé"), certains de ses "designs". Ces pièces sont souvent présentées comme "dessinées par Amalric WALTER / designed by Amalric WALTER" et/ou "début du XXème siècle /early 230th century". Il s'agit de procédés malhonnêtes destinés à tromper les acheteurs alors qu'une analyse sommaire permet de voir q'uil ne s'agit absolument pas de pièces anciennes, en tout cas de cette époque :


Ce sont d'ailleurs souvent les modèles eux-mêmes (et pas seulement les pièces dans ce modèles) qui sont des faux car ils ne correspondent à aucune production intellectuelle de WALTER ou de ses collaborateurs.

Les modèles suivants sont souvent vendus pour des anciens alors qu'il s'agit de modèles récents :

• Vide-poche "grenouille sur sa feuille de nénuphar " :

Faux :

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Hôtel des ventes Méditerranée, vente du 25/5/2012

Voici les vrais modèles, créés chez Daum (période II) :

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Broadfield House Glass Museum, Cat.expo 2006-2007, n°7
(les couleurs un peu trop criantes - elles sont plus pastels dans la réalité - sont dues à une photographie prise de la photo sur catalogue)

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Bukowkis, vente du 30/10/2009

Voir cet autre modèle, récent :

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AntiquePlace, vente du 10/2/2010
Modèle présenté avec cette phrase :
"Daum, Nancy, a pate-de-verre glass dish with a frog designed by Almerci Walter, early 20th century, of leaf form, decorated with a frog sitting at one end, bearing maker's marks under base, lenght 8cm" (sic)
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On ajoutera que les modèles fabriqués chez Daum en période II n'étaient absolument pas brillants.

• du vide-poche "lézard et mouche sur une feuille" :

Faux :

amalric walter
eBay, 1/12/2013

Vrai :

amalric walter
Musée du Verre de Murano, exposition 2013 (version feuille verte)
Broadfield House Glass Museum (version feuille jaune)

- du presse-papier "escargot sur une feuille de vigne" :

Faux :

amalric walter
Hôtel des ventes Méditerranée, vente du 25/5/2012

Vrai :

amalric walter
Blanchy & Lacombe (Bordeaux), vente du 28/5/2014

Le procédé est répréhensible si le vendeur n'indique pas qu'il s'agit d'un modèle récent "d'après un design/un modèle d'Amalric WALTER", ce qui n'est pas le cas dans le texte ci-dessous concernant l'escargot récent ci-dessus :
amalric walter
Il est de même erroné de prétendre que ces pièces ont été faites par WALTER pour Daum :
- d'une part, les modèles ne correspondent jamais;
- d'autre part, d'un point de vue technique, on remarque parfaitement que les pièces récentes sont d'un verre transparent, typique des pâtes de verre "Daum" postérieures à la seconde guerre mondiale. Daum a d'ailleurs toujours recherché cette transparence (ce qui est peut-être bien à l'origine de la fin de la collaboration avec Amalric WALTER qui, au contraire, recherchait l'opacité), à l'exception précisément des pâtes de verre de la période II (1904-1914) lorsque Amalric WALTER collaborait avec Daum (pâtes de verre opaques, précisément). Ces pâtes de verre sont si typiques par leur opacité qu'elles se distinguent nettement des pâtes de verre récentes de modèle ressemblant, comme le montre le rapprochement ci-dessus entre les faux et les vrais (voir critère 2.1.1.).

2.3.10.- Photographies de présentation de la pièce floues manifestement pour cacher des détails embarrassants

Le floutage des photographies doit rendre très circonspect. Ce n'est pratiquement jamais le cas des maisons de vente aux enchères (sauf s'agissant des catalogues en ligne). En revanche, on le rencontre fréquemment sur les sites d'annonces, style eBay ou autre où les vendeurs cherchent à atténuer la laideur de l'objet (quand d'autres s'en moquent manifestement : cf les modèles d'écrevisse en critère 2.3.7.)

2.3.11.- Texte de l'annonce de mise en vente de l'objet ambigu

Voici un exemple de texte ambigu invitant à la prudence :

"Daum, Nancy, a pate-de-verre glass dish with a frog designed by Almeric [sic] Walter, early 20th, of leaf form, decorated with a frog sitting at one end, bearing maker's marks under base, 8cm" (Roseberys, Londres, vente du 13/3/2012) :

amalric walter
De nombreuses incohérences ponctuent cette annonce (outre le fait que le prénom du verrier n'est pas "Almeric" mais "Amalric", faute pratiquement constante chez les anglo-saxons) : WALTER n'a jamais été designer (Charles SCHNEIDER et Henri BERGÉ, oui); quelles "marques" dessous ? Et si c''était un Daum, le verre serait opaque et non transparent.

Les mots des gros titres ont d'ailleurs une plus grande importance car c'est d'abord sur eux que les moteurs de recherche focalisent leur attention.

Certains vendeurs jouent sur cette ambiguïté, notamment dans le temps : il peuvent d'abord préciser que leurs objet sont des "TIP" (des faux, dans le goût de l'original), puis au fur et à mesure des ventes, ne plus indiquer "TIP".
Un vendeur sur eBay est spécialiste de ce sport : "patedeverre", d'ailleurs blacklisté depuis longtemps par notre site.

D'autre vendeurs mettent dans le titre de leur annonce des mots-clé "alléchants", permettant de trouver plus facilement leur objet en vente. En voici un exemple avec ce faux presse-papier :
amalric walter
amalric walter

2.3.12.- Pièce ou modèle expressément présenté comme une invention, une copie ou un faux

Il arrive que des vendeurs ou des fabricants précisent de façon explicite que la pièce ou le modèle est une copie, un faux ou une invention. C'est rare mais cela arrive.

Il suffit d'indiquer dans l'annonce "dans le style d'Amalric WALTER" ou toute autre formule non ambiguë, conformément aux prescriptions du Décret n°81-255 du 3 mars 1981 dit "Décret Marcus".

Dans ce cas, le problème est évidemment réglé.

À l'inverse, nous n'avons pas encore vu d'annonce présentant le modèle ou la pièce comme faux alors qu'il s'agit bien d'un vrai...

Deux hypothèses peuvent se présenter :

2.3.12.1.- Indication donnée dès l'origine

C'est le cas sur les catalogues de vente "papier" ou en ligne, sur les sites d'annonces ou sur les sites internet des vendeurs (antiquaires,...).

2.3.12.2.- Indication donnée suite à des démarches de notre part auprès des personnes concernées

Il est important de distinguer les deux hypothèses car, fréquemment, dans le second cas, il y a bien à l'origine l'intention de tromper.

L'honnêteté paie toujours.
2.4.- JIZZ / GISS

Cette dernière catégorie est constituée à elle seule d'un seule critère : celui que l'on peut appeler le "JIZZ" ou le "GISS".
Ce terme est utilisé en ornithologie pour l'observation des oiseaux sauvages dans leur milieu naturel.
Ainsi que nous le dit le site internet français ornithomedia, "la définition officielle, publiée dans l'ouvrage de référence A Dictionary of Birds de Campbell et Lack (1985) est : 'le jizz est une combinaison d'éléments qui permettent de reconnaître sur le terrain une espèce qui ne pourrait pas être identifiée individuellement'". Le terme aurait été utilisé pour la première fois. Les ornithologues australiens nous en donnent aussi une définition approchante tirée d'une publication faite par l'un d'entre eux (D.MAC DONALD, Canberra Bird Notes, Vol. 21, N°1, March 1996, pp. 2-11).
• Selon une première hypothèse, l'étymologie nous viendrait de la "science" de la guerre durant la seconde guerre mondiale sous l'acronyme "GISS" : "General Information of Size and Shape" (d'où la déclinaison en "JIZZ"), méthode utilisée par les aviateurs pour identifier un avion ennemi du premier coup d'œil et par un faisceau d'indices bien intégré par un individu expérimenté.
• Suivant une seconde hypothèse, le terme serait déjà apparu, selon les Britanniques (Oxford English Dictionary), en 1922, dans un ouvrage d'ornithologie, également (Thomas Alfred COWARD · Bird haunts and nature memories · 1922, London; New York: F. Warne & Co. Ltd.).
• La troisième hypothèse serait celle selon laquelle "JIZZ" serait une corruption du mot allemand "gestalt" correspondant à un ensemble structuré (les formes, lato sensu) et non une simple additions ou juxtaposition d'éléments.
Toujours est-il que ce critères n'en est pas un en fait : comme nous le disions plus haut, il s'agit d'une accumulation concordante d'indices qui, par leur nombre, incline à avoir tel avis du premier coup d'œil.
Il ne s'agit nullement d'un critère scientifique mais bien plutôt d'un mode de raisonnement immédiat basé sur une sorte d'habitus propre à l'individu (dans son sens donné et popularisé par Pierre BOURDIEU), un individu ayant parfaitement intégré tous les autres critères au point que ces derniers fassent un avec l'individu en question.
À n'en pas douter, ce "critère" est le plus difficile à manier même s'il peut donner des résultats extrêmement fiables, notamment dans les cas de faux patentés, lorsque notamment les autres critères (techniques, et artistiques essentiellement) sont vérifiés de façon absolument évidente.
Il est réservé à des personnes ayant une parfaite maîtrise de la matière dans laquelle elle baigne, autrement dit aux ayant une longue expérience pour avoir vu, étudié, manipulé de nombreuses pièces. Mais, il ne peut constituer en soi véritablement un critère : l'"expert" devra en effet s'expliquer plus précisément en montrant comment sont vérifiés les autres critères (critères techniques, esthétiques, conjoncturels) qui composent ce méta-critère qu'est le JIZZ.

On peut ainsi "jizzer" sur des pâtes de verre comme celle-ci :

amalric walter
Tiroche Auction House (Israël), vente n°153 du 5/4/2014
Texte de l'annonce : "AN ALMERIC WALTER PATE DE VERRE SCULPTURE OF A RECLINING NUDE C.1920 Marked 23cm long"

amalric walter
Christie's London, vente du 4/2/2014, lot n°385
© Artprice, 2014

Les deux ci-dessus sont probablement issus du (mauvais) laboratoire du même faussaire. Les critères immédiatement combinés sont d'ordre visuel (techniques + artistiques) : critères 2.1.1., 2.1.5.2., 2.1.5.4., 2.1.6., 2.2.5., 2.2.6.,...

Voici un exemplaire authentique :

amalric walter
Westbury Auction Galleries, vente du 23/1/2014
amalric walteramalric walter
...est également authentique cet exemplaire-là :
amalric walter
Antiques Supermarket, vente du 23/10/2012
amalric walter
amalric walter
Les différences entre le faux et les deux vrais ci-dessus sont d'une telle évidence qu'il est difficile de ne pas être catégorique (et l'on se demande comment les maisons de vente aux enchères Tiroche et Christie's ont pu présenter ce faux comme authentique en ne formulant aucune réserve sur son authenticité).
On notera notamment que la femme est allongée sur le côté droit sur les vrais et sur le côté gauche sur le faux; mais c'est peut-être dû à une inversion de la photographie du faux. Il peut encore être une invention d'un faussaire puisque il s'agit apparemment d'un modèle légèrement différent (noter la tête qui repose sur le bras droit, sur le faux, alors que, sur les vrais, les bras sont étendus au-dessus de la tête et les avant-bras repliés sous la tête).
Les faussaires sont parfois inventifs mais quant à fabriquer des faux d'une aussi bonne qualité technique et esthétique que les deux ci-dessus (noter en particulier la répartition des couleurs, leur parfaite diffusion sans débordement, leur délicatesse - notamment au niveau des cheveux -, l'harmonie des lignes et l'accord parfait des couleurs), c'est une autre affaire...

Voir encore ces autres faux évidents, vendus régulièrement par des eBayers que nous avons abondamment blacklistés :

amalric walteramalric walteramalric walter
amalric walter
Cet exemplaire est vraiment amusant car on se demande si le faussaire avait bien chaussé ses lunette : il représente une sorte de solifuge (un des ordre des arachnides) :
amalric walter
Eremobates pallipes
...alors qu'il devrait s'agir d'un lucane cerf-volant :
amalric walter
Il ne suffit pas d'être verrier (et de préférence, maîtrisant vraiment la pâte de verre) : il faut parfois aussi être naturaliste, ce qu'était Henri BERGÉ :
amalric walter
amalric walter
eBay, 19/2/2013, "neros26f6"

Autres faux fort laids (des mêmes blacklistés) :

amalric walter
1612874730404040_1
amalric walter
amalric walter
eBay, "patedeverre" et "idvconvoy_uk"
Criteria of fakes
Under construction !

Shortly, on this page, everything you must know to recognize a fake
NOMENCLATURE
copyright

Avertissement :
Cette pages est protégée par le droit d'auteur.
Cette nomenclature est notre propriété, à commencer par le texte.


1.- MÉTHODE


1.1.- Méthode et méthodes, critères et indices

1.2.- Ressources supplémentaires

1.2.1.- La littérature

1.2.1.1.- Inventaire publié des modèles / catalogue raisonné

1.2.1.2.- La littérautre "ancienne"

1.2.1.3.- La littérature "moderne"

1.2.2.- Les expertises et les "experts"

1.2.2.1.- Les experts

1.2.2.2.- Les collectionneurs

1.2.3.- Les fonds muséaux

2.- CRITÈRES

2.1.- Critères techniques

2.1.1.- Transparence / opacité

2.1.2.- Poids de la pièce

2.1.3.- Grain / texture

2.1.3.1.- Surface trop lisse

2.1.3.2.- Surface trop irrégulière / imperfections de surface

2.1.3.3.- Surface trop texturée


2.1.4.- Brillance

2.1.5.- Couleurs

2.1.5.1.- Couleurs dégoulinantes / bâvantes

2.1.5.2.- Couleurs non couvrantes

2.1.5.3.- Tonalité des couleurs

2.1.5.3.1.- Couleurs atypiques
2.1.5.3.2.- Couleurs criardes
2.1.5.3.3.- Couleurs sombres


2.1.5.4.- Mauvais placement des couleurs / débord

2.1.5.5.- Couleurs simplistes / monochromie

2.1.5.6.- Anomalies internes ténues dans les couleurs

2.1.6.- Zones de clivage incorrectes

2.1.7.- Résidus de moule réfractaire sur la pièce

2.1.8.- Forme liée à une autre technique que celle de la pâte de verre

2.1.9.- Datation absolue ou relative

2.1.9.1.- Pièce figurant dans un catalogue du vivant de l'artiste ou sur des photographies anciennes, et constituant un modèle de référence
2.1.9.2.- Pièce typique d'un période de l'artiste et constituant un modèle de référence
2.1.9.3.- Datation par rayonnement nucléaire, rayonnement X et rayonnement UV

2.2.- Critères esthétiques / artistiques

2.2.1.- Signature

2.2.1.1.- Pas de signature
2.2.1.2.- Signature peu lisible
2.2.1.3.- Signature trop parfaite
2.2.1.4.- Signature ressortant en positif alors qu'elle devrait être en négatif

2.2.2.- Erreurs dans les petits détails

2.2.3.- Défauts de surface

2.2.4.- Formes aberrantes / non usuelles

2.2.4.1.- Pièce authentique transformée / réparée
2.2.4.2.- Forme inventée

2.2.5.- Ensemble disharmonieux/inesthétisme global

2.2.6.- Finesse du détail / précision du travail

2.2.7.- Dimensions anormales

2.3.- Critères conjoncturels

2.3.1.- Mise en vente de pièces très ressemblantes ou identiques dans une période rapprochée

2.3.2.- Pièces d'un modèle identique mises en vente en même temps ou dans une période rapprochée sous différentes couleurs

2.3.3.- Prix aberrant

2.3.3.1.- Estimation trop basse pour correspondre au prix d'une pièce authentique
2.3.3.2.- Fourchette d'estimation trop large pouvant montrer que les "experts" ne souhaitent pas s'avancer sur la valeur réelle approximative de la pièce et laissant croire qu'ils ont des doutes sur son authenticité

2.3.4.- Vendeur déjà connu pour avoir déjà proposé à la vente des faux par le passé sans pour autant avoir été blacklisté

2.3.5.- Vendeur blacklisté sur notre site

2.3.6. Faussaire, vendeur de faux ou complice(s) ayant été condamné(s) en justice, du point de vue civil ou pénal

2.3.7.- Modèle inconnu, jamais référencé, jamais vu en vente ou apparaissant pour la première fois

2.3.8.- Modèle connu pour avoir été fabriqué par un faussaire, repenti ou non, et revendique la paternité de ce faux

2.3.9.- Pièce vendue pour ancienne alors qu'il s'agit d'un objet de confection récente

2.3.10.- Photographies de présentation de la pièce floues manifestement pour cacher des détaisl embarrassants

2.3.11.- Texte de l'annonce de la mise en vente ambigu

2.3.12.- Pièce ou modèle expressément présenté comme étant une invention, une copie ou un faux


2.3.12.1.- Indication donnée dès l'origine

2.3.12.2.- Indication donnée suite à des démarches de notre part auprès des personnes concernées


2.4.- JIZZ / GISS


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